Les candidats dans la circonscription de Pontiac redoublent d'ardeur en ce moment pour obtenir l'appui de l'électorat. Le député néo-démocrate sortant, Mathieu Ravignat, espère que la vague orange, sur laquelle il a surfé en 2011, se répétera.

Il y a quatre ans, Mathieu Ravignat, alors presque inconnu sur la scène politique fédérale, battait l'ancien ministre des Affaires étrangères, le conservateur Lawrence Cannon.

Aujourd'hui, le député sortant dit ressentir beaucoup de soutien quand il fait du porte-à-porte. Il affirme aussi que l'attitude des électeurs envers le Nouveau Parti démocratique (NPD) a changé.

« Ce n'est pas comme en 2011. Quand on faisait du porte-à-porte, les gens disaient "ah ben, le NPD, vous êtes gentils, mais je ne sais pas". Aujourd'hui, c'est clairement "Ah oui, je vote pour vous". Ça donne confiance et ça donne l'espoir qu'on peut changer le gouvernement de ce pays », explique-t-il.

En face, on ne baisse pas les bras

Dans le camp conservateur, on ne s'avoue pas vaincu pour autant. Au contraire, Benjamin Woodman veut que le bleu redevienne la couleur du Pontiac.

« Nous sommes le seul parti fédéral qui va garder nos impôts fédéraux bas, et ça, c'est une chose très importante pour faire grandir notre économie locale », croit-il.

Le candidat libéral, William Amos, n'est pas en reste. Selon lui, le Pontiac est une circonscription qui ne demande qu'à renouer avec ses racines rouges.

« C'est un comté où on a traditionnellement été toujours très libéral. Les racines libérales sont très profondes et les gens sont conscients du fait que ce n'est plus le parti de Jack Layton », dit-il en faisant référence au défunt chef du NPD.

Le candidat du Bloc québécois, Nicolas Lepage, a refusé d'accorder une entrevue à Radio-Canada.

D'après un reportage de Gilles Taillon

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