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Une bonne saison des sucres malgré certaines difficultés en Ontario

Dans le sud de l'Ontario, la saison des sucres est déjà terminée et certains producteurs disent avoir fait de bonnes récoltes. Dans l'est et dans le nord de la province cependant, les soubresauts de dame nature ralentissent les coulées de sève et par le fait même rallongent la saison pour les acériculteurs.

Un texte de Frédéric Pepin

Harry Dennis est le propriétaire de la sucrerie Three Maples Sugar Camp à Marmora au nord de Belleville. Il espérait un temps plus doux, essentiel pour une bonne coulée de sève, mais la pluie et le froid sont au rendez-vous sur son terrain qui compte 1500 entailles et la sève, elle, coule peu.

La saison 2018 est donc particulièrement difficile pour cet acériculteur qui produit du sirop dans la région de Hastings depuis plus de 50 ans. S’il pense pouvoir produire peu de sirop d’érable, il est persuadé que ses clients comprendront.

Meilleure saison dans le Sud

Un peu plus au sud, dans la péninsule du comté de Prince Edward, la saison est déjà terminée pour la plupart des producteurs et les récoltes sont bonnes. La quantité de sucre dans la sève est estimée à près de 2 %, soit la norme régionale. Avec ce taux de sucre, il faut en moyenne 55 litres de sève pour produire un litre de sirop.

Selon l’Association des producteurs de sirop d’érable de l’Ontario, 2018 aura été une bonne saison dans l’ensemble de la province.

« La saison est loin d’être terminée cependant dans le Nord et dans l’Est. Nous avons eu des interruptions de production en raison des températures froides. Mais nous savons que le temps doux approche et nos membres seront en mesure de reprendre la production de sirop », explique Brian Bainborough, le président de l'Association des producteurs de sirop d’érable de l’Ontario.

Les impacts sur le consommateur devraient donc être nuls selon le professeur de distribution et politique agroalimentaires à l’Université Dalhousie à Halifax en Nouvelle-Écosse, Sylvain Charlebois.

Le professeur croit aussi qu’il est tout à fait normal qu’il y ait des saisons difficiles à cause des changements climatiques. Selon lui, ces perturbations seront de plus en plus nombreuses et ce facteur devra être pris en compte par les producteurs et les associations qui représentent leurs intérêts.

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