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Une bonne saison pour les fraises de la région d'Ottawa

Après un printemps très pluvieux, les producteurs de fraises de la région de la capitale nationale devraient avoir une bonne récolte cette année.

Environ 325 mm de pluie sont tombés en avril et en mai, à Ottawa, selon Environnement Canada.

Les précipitations ont retardé les semis pour le maïs et le soja pendant des semaines, alors que les fraises font leur apparition à une période normale.

« Jusqu'à présent, la récolte semble très bonne », a expliqué Jacques Duquette, cultivateur à Clarence Creek depuis 20 ans.

« Nous avons eu une bonne récolte l'année dernière parce que l'été a vraiment été beau », a-t-il poursuivi.

Les plants de fraises préparant leur fruit pour l'année suivante, les récoltes de cette année s'annoncent plutôt bonnes, a-t-il indiqué.

La température, autour de 25°C, et les 3 cm de pluie hebdomadaires sont favorables à la croissance des fruits qui cette année ont beaucoup de goût, selon Matt Vandenberg qui travaille avec son frère Paul aux Fermes Rideau Pines.

« Je les appelle les baies sexy quand elles sont sucrées », a-t-il mentionné.

Fongicides

Certains producteurs ont dû utiliser davantage de fongicides pour que les fleurs - qui ensuite donnent le fruit - ne pourrissent pas à cause des pluies abondantes.

Jacques Duquette a dépensé 5000 $ de plus que l'année dernière pour ce produit.

« En pleine floraison, si vous ne mettez pas de fongicide, vous attaquez vos fleurs et vous aurez une mauvaise récolte », a-t-il expliqué. « Si vous ne mettez aucun fongicide à cette période de l'année, vos fruits seront pourris. »

Les fraises des Fermes Rideau Pines ont réussi à survivre grâce au système de drainage, car si les plants de fraises restent dans l'eau plus de 12 heures, ils meurent.

Les cultivateurs des deux exploitations assurent qu'il faut qu'ils diversifient leur culture de façon à résister aux aléas des températures.

Les citrouilles qui ont commencé à pousser plus tard à cause de la pluie pourraient geler début septembre, ce qui les empêcherait de mûrir, s'inquiète Jacques Duquette.

« Le climat change. Je fais ce métier depuis 23 ans et les 5 ou 6 dernières années, le temps que nous avons eu au printemps est très imprévisible », a reconnu M. Duquette. « Il y a au moins 9 ans que nous n'avons pas eu ce que j'appellerais un printemps normal et un été normal ».

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