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Une course contre la montre pour compléter les Mosaïvernales

Une équipe de 24 maîtres sculpteurs venue de Chine travaille d'arrache-pied pour terminer les Mosaïvernales à temps pour l'ouverture au grand public, vendredi. Le public pourra alors parcourir un trajet d'un kilomètre et voir une vingtaine de sculptures sur neige illuminées. Contrairement à MosaïCanada cet été, l'entrée sur le site sera payante.

Un texte de Kevin Sweet

À moins d'une semaine du début des Mosaïvernales au parc Jacques-Cartier, les équipes travaillent 14 heures par jour pour compléter les sculptures.

La météo a été capricieuse et a compliqué la tâche des artistes. Et la température prévue cette semaine risque de rendre leur travail encore plus ardu.

« Il ne nous reste pas beaucoup de temps, mais on va faire de notre mieux », soutient Zhang Ningge en mandarin par l’intermédiaire d’une interprète.

« Il n’y a personne ici pour nous aider à déneiger les sculptures. C’est nous qui le faisons, donc, ça alourdit la tâche », poursuit le maître sculpteur.

Une équipe de sculpteurs chinois

L'équipe derrière les oeuvres des Mosaïvernales vient de Harbin, en Chine, une ville connue pour son Ice Festival où l'on peut voir les plus grandes sculptures sur glace au monde. Tout porte à croire que les Mosaïvernales sont entre de bonnes mains.

« Le tout est inspiré et basé sur les légendes hivernales, et de toutes sortes de saisons de partout dans le monde. C’est grec, mythologique et autochtone », souligne Geneviève Ménard, directrice des relations publiques de Mosaïvernales Gatineau 2018.

25 oeuvres illuminées

Le parcours d'un kilomètre donnera l'occasion au public d'admirer 25 oeuvres illuminées. Certaines sculptures sur neige sont nouvelles alors que d’autres ont été présentées pendant MosaïCanada.

Le conteur Daniel Richer va accompagner les visiteurs et aura une histoire pour chacune des sculptures.

« Ce qu'on veut c'est que, quand les gens viennent ici, ils laissent derrière eux leurs problèmes et qu’ils laissent derrière eux aussi le fait qu'ils sont un peu plus âgés », fait valoir M. Richer. « On a tous cinq ans lorsqu’on se fait raconter une histoire. »

Un droit d'entrée de 10 $

Tout ça vient toutefois avec un prix.

Les Mosaïvernales coûtent entre 1 et 1,5 million de dollars à produire. Et contrairement à MosaïCanada, elles n'ont pas autant l'appui des bailleurs de fonds. La semaine dernière, le gouvernement du Québec a accordé une subvention de 335 000 $ à l’événement.

Il y aura un coût d’entrée de 10 $. Même avec un redoux, ce montant risque de refroidir l'ardeur des visiteurs.

« Ici, on le présente surtout comme une soirée où on sort en couple, en famille ou entre amis pour aller à une galerie d’art ou aller au cinéma. On est dans les beaux-arts », soutient Mme Ménard.

Les organisateurs s’attendent à accueillir moins de visiteurs, soit 200 000, au cours des cinq prochaines semaines. MosaïCanada en avait accueilli 1,2 millions en trois mois et demi.

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