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Une demande d’interdiction de la chasse aux jeunes orignaux fait réagir

Le groupe environnemental Wildlands League demande au gouvernement Wynne de mettre fin à la chasse aux jeunes orignaux pour contrer la baisse des populations. Des organismes représentant des chasseurs ne sont pas d'accord.

Un texte de Francis Bouchard

Dans un rapport publié en octobre, la commissaire à l’environnement de l’Ontario notait une baisse de 20 % des populations d’orignaux au cours des 10 dernières années. Dianne Saxe estimait que les nouvelles restrictions sur la chasse à l’orignal n’étaient pas susceptibles de freiner davantage ce déclin.

Wildlands League estime que l’élimination de la chasse aux jeunes bêtes permettrait de contribuer au rétablissement des populations d’orignaux.

Ça n’a pas de sens de continuer de tirer sur le futur de la population d’orignaux quand cette population est en déclin.

Dave Pearce, Wildlands League

L’organisme environnemental demande à la province d’augmenter le financement pour la mise en application des règlements de la chasse et pour de la surveillance « afin d’appuyer une prise de décision basée sur la science ». Wildlands League veut aussi voir la création de « refuges pour orignaux », soit des endroits non accessibles par routes visant à protéger l’habitat de l’animal ou à augmenter les populations.

De son côté, la Fédération ontarienne de chasse et pêche admet qu’il y a une baisse de population dans certaines régions, mais estime qu’interdire la chasse aux jeunes orignaux n’est pas la solution.

Son biologiste Mark Ryckman souligne que seulement 800 petits ont été abattus par des chasseurs autorisés en 2015 sur une population de plus de 90 000 orignaux. Plutôt que d’imposer d’autres restrictions, la fédération propose des investissements dans la recherche sur les multiples causes possibles du déclin des populations et du financement dans les efforts d’application de la loi.

Le président du Club chasse et pêche de Hearst, Marie-Louis Pitre, affirme que s’il y a réellement un déclin de population, il serait préférable d’interdire la chasse à l’orignal femelle pour éviter la mort de jeunes orphelins.

Si tu tues la mère, impossible que ce veau survive. Si ce ne sont pas les loups et les ours qui vont le tuer, c’est l’hiver qui va l’attraper.

Marie-Louis Pitre

Il ajoute qu’une telle restriction permettrait aussi d’éviter d’abattre des femelles qui portent des petits.

Dans une déclaration, la ministre des Richesses naturelles et des Forêts, Kathryn McGarry, a rappelé les changements effectués au cours des dernières années aux saisons de chasse à l’orignal, étant donné que moins d’orignaux avaient été observés dans les recensements annuels.

« Nous allons continuer de surveiller les populations d’orignaux et nous évaluerons le besoin pour d’autres changements pour assurer une population d’orignaux saine et durable en Ontario », peut-on lire.

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