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Une deuxième semaine de grève s’amorce dans les collèges de l'Ontario

Au moment où les 13 000 professeurs, instructeurs, conseillers et bibliothécaires du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO) entreprennent une deuxième semaine de grève dans 24 collèges de la province, la porte-parole du SEFPO évoque la possibilité d'une annulation de session si le conflit se prolonge.

Lors du dernier conflit, en 2006, ce sont trois semaines de cours qui avaient été perdues. Si le conflit perdure au-delà de ce délai, Mona Chevalier, porte-parole du SEFPO, pense qu’il sera difficile de préserver la session dans son cadre actuel et peu probable qu’elle se termine comme prévu en décembre.

« Ce ne serait pas facile non plus d’allonger cette session-là au mois de janvier, parce que d’ajouter des semaines à une session, par exemple au mois de mai, ça affecte beaucoup les étudiants. Nous, à La Cité collégiale, tous les étudiants en résidence n'ont plus accès à la résidence à la fin avril », a expliqué dimanche Mme Chevalier, qui est aussi la présidente du syndicat du personnel scolaire à La Cité, à Ottawa.

Dans certains collèges, les étudiants avaient une semaine d’étude à l’horaire à compter de lundi. Mais ce n’est pas le cas pour le collège La Cité et le Collège Algonquin à Ottawa, ce qui rend une situation de reprise plus complexe.

Dans la région de la capitale nationale, la grève touche environ 25 000 étudiants.

Pas de négociations en vue

Selon Mme Chevalier, il n’y a pas eu de progrès du point de vue des négociations, alors que « le Conseil des employeurs des collèges n’a toujours pas démontré sa volonté de retourner à la table de négociation ». Mais au cours des derniers jours, le Syndicat a réussi « à faire entendre [ses] doléances et les situations des professeurs contractuels ».

D’ailleurs, Mme Chevalier dit que son organisation a reçu plus de 4500 lettres d’appui et qu’il y a une solidarité autant des membres du syndicat que des citoyens.

Parmi les points en litige, le Syndicat demande à ce qu’il y ait davantage d’embauche de professeurs à temps plein et moins de contractuels, plus de libertés académiques et une augmentation salariale.

Avec les informations de Daniel Bouchard

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