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Une dispute entre la Ville de Hawkesbury et Le Chenail devant les tribunaux

Le conflit a éclaté en 2015, lorsque la Ville de Hawkesbury a signifié son intention d'installer un bureau d'information touristique au rez-de-chaussée d'une bâtisse qu'elle loue au Centre culturel Le Chenail.

Un texte de Denis Babin

La présentation des éléments de preuve par l'avocat de la Ville, Me Jean-François Lalonde, a commencé peu après 16 h vendredi.

Ce dernier a entre autres fait valoir que l'augmentation du niveau d'utilisation de la Maison de l'île par Le Centre culturel Le Chenail rend maintenant impossible la cohabitation entre l'organisme et le bureau d'information touristique.

À l'extérieur de la salle d'audience, l'avocat du Centre culturel Le Chenail, Me Ronald Caza, a dit voir d'un bon œil l'intervention initiale du juge Paul Kane invitant les deux parties à poursuivre les discussions pour trouver une solution au conflit.

La cause a été ajournée à une date indéterminée.

Vendredi matin au palais de justice de L'Orignal, le juge Paul Kane a demandé aux deux parties de profiter des « prochaines heures pour régler cette affaire ».

Essentiellement, le juge a indiqué aux gens présents dans la salle d'audience que ses compétences se résumaient aux aspects légaux de la requête.

Un conflit qui s'envenime

Rappelons qu'au départ, à l'été 2015, la Ville avait indiqué vouloir installer son bureau d'information touristique au premier étage de la bâtisse qu'elle loue au Centre culturel.

La Ville avait alors invoqué une clause dans le bail la liant au Chenail, qui lui permet de « réaménager l'espace loué après avoir donné un avis de six mois à l'organisme ». Les deux parties ont cependant été incapables de trouver un terrain d'entente.

En février dernier, un membre du conseil a voulu remettre une lettre aux dirigeants du Centre culturel, qui contenait une entente donnant le feu vert au réaménagement demandé par la Municipalité.

Les dirigeants du Chenail ont refusé d'en prendre connaissance. Or, la Ville de Hawkesbury prétend que ce refus « constitue une violation des conditions prévues au bail », ce qui a mené au dépôt de la requête pour évincer l'organisme.

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