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Une douche froide pour les producteurs laitiers

Chez les producteurs laitiers de l'Est ontarien, l'entente de principe sur le Partenariat transpacifique a eu l'effet d'une douche d'eau froide. L'accord ouvre une brèche dans le système de gestion de l'offre en permettant aux producteurs étrangers d'avoir accès à 3,25% du marché canadien.

Les producteurs, dont Bruno St-Pierre, digèrent donc mal l'entente de principe sur le partenariat transpacifique annoncée lundi.

Ce n'est pas l'enveloppe de 4,3 milliards de dollars promise par le gouvernement fédéral pour amortir le choc qui va rassurer Bruno St-Pierre.

« Le prix du marché couvrait notre coût à nous », explique M. St-Pierre. « Et là, maintenant, on va demander aux consommateurs avec leurs taxes de balancer notre système avec ces importations-là? »

La nouvelle préoccupe aussi les jeunes producteurs, comme Simon Beaulieu, qui compte bien prendre la relève de son père.

De plus, l'inquiétude gagne aussi les entreprises du secteur agricole, comme celle de la nutritionniste Annick Foucault.

« Ce sont les vétérinaires, c'est l'insémination, ce sont les banques », raconte la nutritionniste.

« C'est tout ce qui touche ce monde-là. Que tu le veuilles ou non, le producteur qui a moins d'argent dans ses comptes devra dire : "Ce mois-ci, je vais te passer parce que je ne suis pas capable de te payer" ».

Même s'il est encore trop pour évaluer l'impact à long terme de l'entente sur l'industrie, les producteurs laitiers, eux, redoutent déjà le prix qu'ils devront payer.

Selon un reportage de Denis Babin

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