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Une étude sur la pollution des microplastiques dans la rivière des Outaouais

L'organisme Sentinelle Outaouais réalise actuellement une étude sur la présence de microplastiques dans la rivière des Outaouais.

Les microplastiques sont des fragments, des fibres ou des microbilles en plastique ayant un diamètre maximal de 5 mm.

Ces particules synthétiques ne se décomposent pas et sont trop petites pour être filtrées par la plupart des stations d'épuration, ce qui rend difficile leur élimination.

« Il y a des sources que l'on peut identifier. Ce sont les usines d'épuration d'eau potable, des routes, des berges », explique la directrice des opérations pour Sentinelle Outaouais, Adèle Michon. « Ils viennent de toute la consommation que l'on a du plastique parce que, dans le fond, ces microplastiques sont faits de la dégradation des plastiques qu'on utilise tous les jours. »

De plus, ces particules peuvent pénétrer et se transférer dans la chaîne alimentaire.

Cette situation est d'autant plus préoccupante, selon certains chercheurs, que les matières plastiques ont la capacité d'absorber, de concentrer puis d'abandonner les agents polluants présents dans l'environnement.

« Un peu comme des éponges, ça va causer de l'accumulation de produits chimiques, qui remontent notre chaîne alimentaire », précise Mme Michon.

Microbilles provenant de produits de soins de beauté, poussières de pneus et fibres synthétiques de vêtements : les sources de microplastiques sont nombreuses. Déjà, les résultats préliminaires des tests montrent une présence inquiétante de microplastiques, aux dires de l'étudiant en sciences de l'environnement, Cary Pomeroy.

Une étude de plusieurs semaines

En partenariat avec des chercheurs de l'Université Carleton, des scientifiques bénévoles du Programme de surveillance de Sentinelle de la rivière des Outaouais réalisent des analyses de l'eau de la rivière.

Leurs échantillons sont prélevés à différents endroits sur une portion de 550 km du cours d'eau, depuis le lac Témiscamingue jusqu'à Hudson, au Québec, près de son embouchure avec le fleuve Saint-Laurent.

L'étude de Sentinelle Outaouais comporte deux volets et se poursuit tout au long de l'été.

Le premier volet, qui s'est déroulé en juin, consistait à mesurer la qualité de l'eau à travers le bassin versant. Le deuxième volet, qui s'est amorcé au début du mois d'août, consiste à effectuer des tests en amont et en aval de l'usine de traitement des eaux usées d'Ottawa.

Les analyses préliminaires révèlent la présence « inquiétante » de microplastiques dans la rivière des Outaouais, indique l'organisme.

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