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Une famille au bout du rouleau après plus de 5 ans d'attente pour un procès

En septembre, ça fera six ans que Gisèle Cousineau a été happée mortellement par une voiture à Lac-Cayamant, près de Maniwaki, six ans que le procès de l'accusé, Henri Jetté, s'étire.

L'homme a plaidé non coupable aux accusations de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort, mais l'absence de son avocat, pour cause de maladie, rallonge le procès. Les accusations d'ivresse au volant ayant causé sa mort n'ont donc toujours pas mené à une condamnation.

« C'est tout le temps la même affaire, tout le temps la même chose », déplore Éric Legault, fils de la victime. « L'avocat n'est jamais là. C'est pareil comme si nous attendions pour lui. »

« Pour moi c'est un sans-coeur », enchaîne le fils de la victime.

La famille de la victime n'en peut plus. Elle est désolée des problèmes de santé de l'avocat de la défense, mais après bientôt six ans, ses membres martèlent que c'est leur santé qui est maintenant en danger.

« C'était comme une deuxième mère pour moi. Et du jour au lendemain, paf! Il [l'accusé] l'a frappée et on ne l'a plus », raconte avec tristesse la petite fille de Gisèle, Kim Legault. « Lui, il se promène et ce n'est pas grave... »

Le bureau de l'avocat de la défense n'a pas rappelé ICI Ottawa-Gatineau. Il a été impossible de confirmer les causes exactes de son absence.

Aujourd'hui, les proches craignent que le temps joue contre eux. Après bientôt 6 ans, ils ont peur que des faits soient oubliés par les témoins de l'accident.

Selon les informations de Claudine Richard 

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