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Une Gatinoise accusée d'avoir posé un diagnostic de dyslexie sans permis

Le procès de la présidente du Centre canadien de la dyslexie et fondatrice d'une école privée pour les élèves dyslexiques à Ottawa, Louise Brazeau-Ward, s'amorce ce mardi au palais de justice de Gatineau.

Un texte de Mireille Langlois

Louise Ward doit répondre à deux chefs d'accusation pour avoir fait une évaluation d'un trouble mental sans avoir de formation reconnue et d'autorisation.

C'est l'Ordre des psychologues du Québec qui a porté les deux accusations contre Mme Ward pour des événements survenus en avril 2015. Chacune des accusations est passible d'une amende de 5000 $.

Résidente de Gatineau, Mme Ward n'a aucun diplôme de psychologie. Elle se déclare autodidacte et prétend s'être formée elle-même pour venir en aide à son fils dyslexique.

En 1989, elle a fondé l'Académie Héritage, une école privée à Ottawa qui aide les enfants dyslexiques, en plus de diriger le Centre canadien de la dyslexie, situé aussi à Ottawa.

Tests de dépistage?

Mme Ward rejette totalement les accusations de l'Ordre des psychologues du Québec, puisqu'elle n'a jamais donné de diagnostic de dyslexie, selon son avocat Pierre McMartin.

« Notre défense, c'est que ce que Mme Ward fait, ce sont des tests de dépistage pour vérifier si des gens ont des caractéristiques de la dyslexie », a-t-il déclaré. « Donc, elle ne fait pas de diagnostic et, deuxièmement, la dyslexie n'est pas un trouble mental. »

Me Pierre McMartin a expliqué que Louise Brazeau-Ward a développé sa propre technique d'intervention.

« En fait, Madame Ward, ce qu'elle fait, c'est qu'elle dépiste avec des tests si des gens semblent avoir des caractéristiques de la dyslexie, qui est un trouble d'apprentissage. Après ça, elle a des programmes ou offre de l'aide pour que les parents, les professeurs ou les collègues de travail puissent aider la personne soit dans son milieu scolaire ou au travail. »

Mardi matin, Christiane Gagnon, psychologue, responsable de la pratique illégale à l'Ordre des psychologues du Québec, a relaté l'historique de l'enquête.

La Cour doit entendre le témoignage mardi après-midi de Benoît Hammarenger, neuropsychologue.

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