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Une Gatinoise reconnue coupable d'avoir évalué des troubles mentaux sans permis

La présidente du Centre canadien de la dyslexie et fondatrice d'une école privée pour les élèves dyslexiques à Ottawa, Louise Ward a été coupable d'avoir évalué les troubles mentaux sans y être habilitée, au palais de justice de Gatineau. Une décision que l'Ordre des psychologues du Québec a saluée vendredi.

« Nous sommes satisfaits de cette décision qui permet d’éviter un glissement dans l’encadrement des activités liées à l’évaluation des troubles mentaux comme la dyslexie », a fait savoir la psychologue et présidente de l’Ordre, Dre Christine Grou, dans un communiqué.

En janvier dernier, l'Ordre professionnel avait porté deux accusations contre Mme Ward pour des événements survenus en avril 2015.

Selon l'Ordre, elle a fait une évaluation d'un trouble mental, sans avoir de formation reconnue et d'autorisation.

Mme Ward n'a aucun diplôme de psychologue. Elle se déclare autodidacte et assure qu'elle s'est formée elle-même pour venir en aide à son fils dyslexique.

Elle a fondé l'Académie Héritage en 1989, une école privée à Ottawa qui aide les enfants dyslexiques, en plus de diriger le Centre canadien de la dyslexie, aussi à Ottawa.

L'Ordre des psychologues du Québec rappelle dans son communiqué que « depuis juin 2012 au Québec, seules les personnes autorisées, soit les psychologues et les médecins ainsi que les conseillers d’orientation et les infirmières détenant des attestations à cette fin, peuvent procéder à l’évaluation des troubles mentaux, incluant la dyslexie, trouble que peuvent également évaluer les orthophonistes ».

Il conseille également au public de se renseigner sur les psychologues en consultant le site web de l’Ordre.

L'Ordre a reçu plus de 1 500 signalements pour exercice illégal et usurpation de titre. Plus de la moitié des dossiers ont été réglés et une dizaine de poursuites ont été déposées.

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