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Une Gatinoise toujours en Grèce dans un état « critique », selon ses proches

L'état de santé de Mélanie Bergeron Mc Andrew, la jeune femme de Gatineau diagnostiquée du syndrome de Guillain-Barré durant un séjour en Grèce, se détériore, selon certains de ses proches. Même si sa mère a pu se rendre à son chevet, l'inquiétude demeure vive.

Mélanie Bergeron Mc Andrew était hospitalisée sur l’île de Rhodes depuis déjà plusieurs jours, mais elle a été transférée à un établissement d’Athènes, dimanche.

« Il n’y a pas d’amélioration depuis six jours, on dirait qu’il y a une détérioration », raconte Michel Mc Andrew, le père de la jeune fille. « La seule affaire que Mélanie a de bien en ce moment, c’est qu’elle voit et qu’elle entend », ajoute-t-il.

Selon les informations qu’il a pu recevoir de Mme Bergeron, Mélanie serait présentement aux soins intensifs, intubée, avec des douleurs extrêmes et une sensation de brûlure sur tout le corps.

« Ça prend énormément de volonté de combattre ça, puis si tu n’as pas tes amis et ta famille proche, c’est encore plus dur te battre seul », souligne Mike Leclair, l’instructeur de karaté de Mélanie, qui a confiance que son élève rentrera au pays.

Mélanie serait cependant dans un état trop critique à l’heure actuelle pour être rapatriée au Canada.

Élan de solidarité

Lucie Bergeron a pu se rendre à Athènes grâce à des dons amassés à travers une campagne de financement participatif. Depuis le lancement de la campagne il y a quatre jours, 264 internautes ont donné collectivement plus de 16 000 $.

C’est Gracielle Sills, une amie de Mélanie, qui a mis sur pied la campagne, après s'être sentie impuissante devant la situation qui se déroulait de l’autre côté de l’Atlantique. « C’est tout ce que je peux faire. Je pense que de ce côté-là, je fais ma part, puis si l’état [de santé de Mélanie] ne s’améliore pas, c’est sûr que je pars », explique-t-elle.

Michel Mc Andrew pourrait aussi se rendre sur place éventuellement pour relever Lucie Bergeron, aussi longtemps qu’il le faudra. Ce qui préoccupe aussi le père dans toute cette saga, c’est l’éventuel retour de sa fille au pays et les possibles complications que pourrait engendrer sa maladie.

« Si elle revient au Canada, il va falloir réaménager sa maison, son salaire va être coupé de moitié avec l’assurance aussi. Ça va être long et pénible », redoute M. Mc Andrew.

Avec les informations de Florence Ngué-No

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