Retour

Une jeune réalisatrice de Gatineau en compétition au TIFF de Toronto

Ariane Louis-Seize-Plouffe présentera son deuxième court métrage La peau sauvage en compétition officielle au Festival international du film de Toronto (TIFF). De Gatineau à la Ville-Reine, le parcours de cette jeune scénariste et réalisatrice s'est développé par coups de coeur.

La peau sauvage, adaptée d'une nouvelle de Fannie Loiselle, raconte en moins de 20 minutes l'histoire d'une jeune femme solitaire (Marilyn Castonguay) dont le quotidien se métamorphose, à la suite de la découverte d'un bébé python dans son appartement.

« De version en version, je me suis approprié l'univers de l'auteure, qui était campé dans un monde réaliste », explique la réalisatrice « et je l'ai amené dans un monde surréel et fantastique. »

« J'aime être assez avare de dialogues », poursuite Ariane. « J'aime que mon personnage porte un certain mystère, qui est impénétrable et à la fois hypnotique, qu'on ne puisse pas nécessairement comprendre le personnage, mais plutôt qu'on soit fasciné par lui. »

Une vitrine pour les courts métrages

La peau sauvage sera présenté en première mondiale et en compétition officielle au Festival international du film de Toronto (TIFF), le 13 septembre.

Son passage au TIFF lui permettra également de faire des rencontres et des contacts., ce qui peut éventuellement « mener à de belles opportunités de travail et de vie. »

Ce sera également la première fois que la jeune réalisatrice verra son court métrage sur grand écran.

« C'est un film qui est pensé pour le grand écran, pour la salle, au niveau de la conception sonore et de l'image, avec beaucoup de plans larges », précise-t-elle. « J'ai vraiment hâte de le voir et de voir la réaction des gens, comment le film est perçu. C'est quand même un univers particulier. »

Consciente que les courts métrages sont surtout visibles lors de festivals, Ariane souhaite que son film soit vu par le plus grand nombre possible. « J'espère qu'il va voyager beaucoup et à l'intérieur du Québec », espère-t-elle. « Et peut-être une deuxième vitrine sur le web, éventuellement. »

La première québécoise du court métrage est quant à elle prévue au Festival de cinéma de la Ville de Québec (FCVQ).

Du théâtre au cinéma

D'abord attirée par le théâtre, c'est au Cégep de l'Outaouais qu'Ariane, inscrite en cinéma, a un coup de foudre pour le septième art.

Diplômée en 2013 de l'Institut national de l'image et du son (INIS) en écriture, elle remporte cette année-là le grand prix « Cours écrire ton court », organisé par la SODEC, spécial adaptation.

L'exercice lui permet d'adapter la nouvelle « Camille adopte un serpent », de Fannie Loiselle, qui deviendra par la suite La peau sauvage.

Ce texte a tellement marqué Ariane, qu'elle a voulu faire le saut en réalisation pour le porter au grand écran. « Je le voyais tellement et j'avais envie de le porter jusqu'au bout », explique-t-elle.

Le budget du film s'élève à 100 000 $. Elle y a travaillé pendant trois ans.

Un tournage en Outaouais?

Son prochain projet, qu'Ariane aimerait tourner l'été prochain, est un film intitulé « Les profondeurs », qui aborde le deuil. Si pour La peau sauvage, le défi était de tourner avec un serpent... cette fois-ci, elle prévoit tourner sous l'eau!

L'histoire se déroulant dans la nature, la jeune réalisatrice envisage de la tourner en Outaouais.

Avec les informations de Marilou Lamontagne

Plus d'articles

Commentaires