C'est dans le cadre de la 6e Journée mondiale contre l'hépatite que la Société canadienne de santé internationale a organisé vendredi, jusqu'à 15 h, des tests de dépistages à la place Marion Dewar à Ottawa. Sur les 600 000 personnes atteintes au pays, seules 120 000 d'entre elles - soit une personne sur cinq - seraient au courant de leur condition.

« On dit que seulement 20 % de la population est au courant de son statut », a estimé Lynn Vignola, infirmière en hépatologie au Centre du foie d'Ottawa lors de son passage aux Matins d'ici.

Ce qui explique le manque de connaissance des personnes infectées par rapport à leur condition, c'est la subtilité des symptômes.

« Les gens vont peut-être avoir une petite fatigue ou des réactions cutanées. Quand c'est aigu, on va se sentir comme si on avait la grippe. Les gens ne vont pas penser à leur foie », a relaté Mme Vignola en entrevue avec Louka Jacques.

Lynn Vignola a estimé à une cinquantaine le nombre de patients qui viennent suivre des traitements au Centre du foie d'Ottawa chaque année. Cet achalandage lui laisse croire qu'il y aurait donc au total « des milliers » des personnes atteintes dans la région de la capitale.

En plus de l'hépatite A, B et C - qui sont les plus courantes au Canada - on recense également l'hépatite D, E et G, même si ces formes de la maladie sont moins répandues au pays.

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