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Une lettre et une pétition pour s'opposer aux changements à l'École Francojeunesse

Les parents d'élèves de l'École élémentaire publique Francojeunesse sont inquiets des mesures spéciales proposées pour gérer le surplus d'élèves. Ils disent être frustrés des changements à venir dans la zone de fréquentation de l'école et, surtout, du manque de consultation du Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO).

23 familles se sont rassemblées pour écrire une lettre à la ministre de l'Éducation de l'Ontario Mitzie Hunter, ainsi qu'à une vingtaine de politiciens locaux. Ils y demandent la suspension du processus actuel, le temps de trouver une meilleure solution. Ils ont également mis en ligne une pétition, qui compte 127 signatures.

Le plan qui a été présenté aux parents lors d'une séance de consultation le 2 novembre comprend la location d'une école vacante sur la rue Beech pour une période de cinq ans. La nouvelle structure ouvrira dès septembre et accueillera 200 élèves de l'École Francojeunesse, ainsi que de l'École élémentaire publique Charlotte-Lemieux, qui vit aussi une situation de surpopulation.

Les familles signataires de la lettre mentionnent que les enfants résidant à l'ouest de la rue Bank - dans les quartiers du Glebe, Centretown et Old Ottawa South - devront changer d'école.

« Les parents sont très frustrés de se voir forcés d'aller dans une école qui n'offre pas les mêmes garanties sur le plan de la qualité des installations, des services éducatifs et qui souvent est située loin de la résidence et du lieu de travail », mentionne Sophie Thériault, mère d'un garçon qui fréquente l'École Francojeunesse dans le quartier Côte-de Sable et qui risque d'être affecté par les changements de la zone de fréquentation.

Une affiche sur laquelle on peut lire l'inscription « Merci de parler français à l'école Francojeunesse » est accrochée à une clôture devant l'École élémentaire publique Francojeunesse du Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO), située dans le secteur de la Côte-de-Sable, à Ottawa (archives).

Mme Thériault déplore aussi l'appauvrissement de l'expérience-école qui pourrait se produire. Elle affirme que l'édifice de la rue Beech est moins bien desservi par le transport en commun, ce qui risque de nuire à la participation de certains élèves aux activités parascolaires.

« Les installations inquiètent aussi de nombreux parents parce que l'école ne comporte pas de gymnase. Il est situé dans une école adjacente qui nous le louerait. Les petits de 4-5 ans devront s'habiller pour sortir à -35° l'hiver pour aller courir 15 minutes dans le gymnase », explique la mère, qui croit que les enfants n'auraient pas accès à une expérience équivalente à celle offerte à l'École Francojeunesse en matière de services éducationnels.

Les parents en ont aussi contre la façon dont le CEPEO a présenté la solution à son problème de surpopulation. Ils auraient aimé être consultés, au lieu de se voir imposer une façon de faire.

Mme Thériault évoque même la possibilité selon laquelle certaines familles seraient tentées de quitter le CEPEO pour se tourner vers un autre conseil scolaire, si leurs demandes ne sont pas entendues.

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