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Une manifestation contre la brutalité policière à Maniwaki

Une trentaine de manifestants se sont rassemblés à Maniwaki samedi pour dénoncer la brutalité policière. La mobilisation se faisait aussi en appui au jeune homme blessé à la tête par balle après un violent affrontement avec un constable spécial au palais de justice en janvier dernier.

La violence excessive, l'abus de pouvoir, le profilage social et racial... Les raisons de se mobiliser contre la brutalité policière sont nombreuses, selon les manifestants qui se sont donné rendez-vous samedi après-midi. Certains étaient même venus en autobus depuis Gatineau pour prendre part à l'événement.

À Maniwaki, le ressentiment est fort après qu'un jeune contrevenant ait été grièvement blessé par balle par un constable spécial au palais de justice le 31 janvier dernier. Un autre visage était aussi dessiné sur les pancartes qui étaient brandies par les manifestants : celui de Brandon Maurice, un jeune homme qui a été abattu par des agents de la Sûreté du Québec en novembre 2015.

« L'usage de l'arme à feu, il faut que ça change. Ça devrait être utilisé que dans les cas vraiment, vraiment graves. Pas contre des adolescents qui ne sont pas armés », a souligné avec émotion Dominique Bernier, la mère de Brandon, qui se sent abandonnée par le système de justice, malgré la tenue prochaine d'une enquête publique sur la mort de son fils.

Le jeune contrevenant blessé par un constable spécial est de retour en détention à Hull après avoir obtenu son congé de l'hôpital.

Il devrait aussi comparaître en cour le 19 mars. Selon sa mère, c'est pour recevoir sa sentence pour ne pas avoir respecté ses conditions fixées par la Cour pour une précédente affaire et non pour répondre des événements de janvier.

Avec les informations de Jacaudrey Charbonneau

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