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Une manifestation en appui au centre de prévention des surdoses non autorisé d’Ottawa

Deux manifestations ont eu lieu en même temps vendredi soir sur le lieu du centre de prévention des surdoses non autorisé d'Ottawa : l'une pour le soutenir et l'autre pour le dénoncer.

Au parc Raphael-Brunet, dans la Basse-Ville à Ottawa, une trentaine de personnes se sont mobilisées pour signifier que la présence de ce centre, depuis le 25 août, règle un problème de santé publique.

« Je pense toujours à la santé publique et à la vie des gens qui sont invisibles dans nos communautés », a déclaré Michael Orsini. « Les gens qui utilisent des drogues sont stigmatisés dans nos communautés. Ici, c’est une place où ils ne sont pas stigmatisés. »

Il faut dire que le nombre de surdoses à Ottawa est en hausse depuis le début de l’année.

« J’appuie le site et les efforts de réduction des méfaits par la communauté ici. Ça fait 15 jours qu’ils sont au poste, ils le font de façon extrêmement professionnelle et ils sauvent des vies », a ajouté Marie-Ève Sylvestre.

Mais des résidents du secteur sont gênés par le centre. Ils étaient moins d’une dizaine sur les lieux du rassemblement à faire connaître leur désaccord.

Ces gens mécontents rappellent qu’un centre d’injection supervisée devrait ouvrir cet automne au Centre de santé communautaire Côte-de-Sable.

« Pourquoi installer un site ici deux mois avant la construction du site à Sandy Hill? Pourquoi? », s’est questionné Guy Annable.

« Les gens du quartier sont très mécontents du fait que la Ville n’a pas agi contre ce centre de prévention des surdoses, qui est illégal. Je soutiens l’initiative, mais c’est devenu un enjeu politique et la police n’applique pas les lois, parce que la Ville n’a pas pris position sur le sujet », a pour sa part déploré Pamela Simper.

En réaction aux protestations virulentes de quelques voisins, l’instigatrice du projet, Marilou Gagnon, professeure à l’École des sciences infirmières de l’Université d’Ottawa, fait savoir qu'il apporte plutôt la sécurité dans le quartier.

« On a amené beaucoup de calme dans la région en amenant un endroit sécuritaire où les gens peuvent s’injecter sans se dépêcher, sans avoir peur et faire de bruit ou crier. Les gens utilisent des drogues partout ici en passant. [...] On ne les a pas amenés ici. En fait, ils sont justes de l’autre côté de la rue », a-t-elle dit.

Avec les informations de Godefroy Macaire-Chabi

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