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Une marche contre Donald Trump s'organise à Ottawa

Des femmes d'Ottawa préparaient, dimanche, la Marche des femmes qui aura lieu samedi prochain aux quatre coins de la planète.

Dans une petite salle de la bibliothèque publique du secteur d'Orléans, les slogans sur les pancartes qui seront brandies lors de la marche sont en préparation.

« N'importe qui peut faire une affiche chez elle ou chez lui et venir nous rejoindre samedi matin », explique une militante pour les droits des femmes, Christine Saint-Pierre.

Pour ces femmes qui préparent l'événement, le choix des mots est très important.

Il y en a beaucoup qui vont se présenter pour marcher et qui veulent dénoncer ce nouveau président, ses paroles, ses valeurs.

Christine Saint-Pierre, militante pour les droits des femmes

Les propos controversés du président américain élu sur les femmes, les noirs et les musulmans fâchent plusieurs groupes de défenses des droits de l'homme.

Son investiture est propice pour exiger de lui un changement de ton, croit une bénévole de la marche, Yelu Mulop.

« Je pense qu'avec la pression, il va changer son langage, il va changer sa façon de voir les choses », estime Mme Mulop. « Surtout pour les femmes, les immigrants et tous ceux qui sont différents, comme les personnes handicapées. »

Si les droits humains sont en danger, on va se battre contre ça, on va lutter.

Amanda Caver, bénévole

Plusieurs villes au Canada et dans le monde participeront à la Marche des femmes samedi prochain. À Ottawa, la marche, qui déroulera de 11 h à 14 h, débutera devant le Monument canadien pour les droits de la personne.

C’est toutefois à Washington qu'aura lieu le plus grand rassemblement, avec une foule attendue de plus de 250 000 manifestants.

La Canadienne Lise Bernstein ira marcher dans la capitale fédérale américaine. Elle qui est aussi citoyenne américaine croit que ce ne sera pas seulement un combat pour les femmes.

« On marche pour la société qu'on veut, qu'on a maintenant et qu'on veut préserver. Ce n’est pas seulement les États-Unis, parce que ça implique tout le monde, ça nous implique ici au Canada », soutient Mme Bernstein.

Selon le reportage de Godefroy Macaire Chabi

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