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Une nouvelle étape dans le développement de l'ex-base militaire Rockcliffe

Un nouveau quartier résidentiel pourrait voir le jour près du centre-ville d'Ottawa. Le Comité d'urbanisme de la Ville se penchera, mardi matin, sur un projet de développement pour l'ancienne base militaire Rockcliffe, plus de dix ans après la fin des activités sur le site.

Le plan présenté recommande une variété d'édifices et de commerces, en plus de nombreux espaces verts avec vue sur la rivière des Outaouais.

Le site pourrait accueillir 9800 résidents et permettre la création de 2600 emplois permanents au cours des 15 à 20 prochaines années.

Un casse-tête pour le transport

Le défi pour les concepteurs du projet, ainsi que la Ville d'Ottawa, est de trouver une façon de faciliter l'accès entre l'ancienne base militaire et le reste du territoire ottavien.

« Il faut créer une communauté avec un accès de transport en commun, il faut avoir les pistes cyclables, des trottoirs assez larges pour encourager les gens à prendre les moyens de transport actifs », indique Tobi Neussbaum. « Il faut aussi avoir une communauté qui est vraiment mixte, ça veut dire des magasins et des services pour la vie quotidienne. »

Le terrain de 131 hectares n'est pas situé près d'une station du futur train léger, qui devrait être complété en 2018 à Ottawa.

Un projet truffé d'embûches

La Société immobilière du Canada (SIC) a mis la main sur l'ancienne base militaire en 2011. Le lopin de terre est six fois plus grand que celui des plaines LeBreton.

Le projet de développement de l'agence fédérale a été retardé de plusieurs années en raison d'un conflit avec les Algonquins, qui revendiquaient une partie des terres. Une entente a été conclue entre la SIC et la nation autochtone en 2012.

Les résidents d'Ottawa ont aussi été invités à quelques reprises à s'exprimer sur la vocation de ce nouveau quartier, projet qui a été accueilli favorablement à l'époque. Le conseiller municipal de Rideau-Rockcliffe à l'époque, Jacques Legendre, n'avait jamais vu une telle réaction de la part de citoyens.

« La réponse du public était énorme. Souvent, dans ce genre de projet, il y a des craintes. Là, on applaudissait » se souvient M. Legendre.

L'ancien conseiller espère que le projet actuel sera dans la même lignée que celui présenté jadis.

« Je ne sais pas la saveur qu'on veut donner à ce projet. Je ne sais pas si on va mettre l'accent sur le développement durable, comme c'était le cas à l'époque. Ça m'inquiète un peu », souligne-t-il.

D'après les informations du journaliste Stéphane Leclerc.

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