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Une nouvelle formation collégiale pour travailler dans l'industrie du cannabis

L'industrie du cannabis médical promet d'être florissante. Le Cégep de l'Outaouais ne veut pas rater l'occasion. Il prévoit de mettre sur pied une nouvelle formation en partenariat avec le producteur de cannabis médical Hydropothecary.

Le Cégep de l'Outaouais fait les démarches nécessaires pour offrir à ses élèves une formation en Agriculture numérique du cannabis, et ce, dès l'automne 2018.

Pour la directrice des études du Cégep de l'Outaouais, Jacqueline Lacasse, le Cégep « doit répondre aux besoins du marché du travail, non seulement les besoins actuels, mais aussi les besoins à venir ».

« On vise le DEC, mais le premier pas pour pouvoir répondre rapidement aux besoins, c’est d’aller de l’avant pour une demande avec une AEC [attestation d’études collégiales] et, ensuite, on vise à avoir le programme exclusif dans la province », ajoute Mme Lacasse.

De son côté, le producteur de cannabis médical Hydropothecary a plus que doublé sa main-d’œuvre depuis ses débuts en 2013.

« À l’heure actuelle, on se situe à presque 120 employés. Si la tendance se maintient, on va terminer 2018 et on va être proche de 300, donc c’est vraiment une expansion majeure », précise Andrée St-Cyr, responsable des ressources humaines chez Hydropothecary.

L'entreprise s'est engagée à fournir 20 000 kilogrammes de cannabis à la Société québécoise du cannabis (SQDC), la nouvelle filiale de la Société des alcools (SAQ), pendant la première année de la légalisation au Canada.

Si l'entreprise a fonctionné jusqu'ici en recrutant des employés possédant des expertises transférables, les dirigeants aimeraient toutefois recruter des employés connaissant les spécificités du cannabis.

« On a des besoins diversifiés. [...] L'industrie du cannabis est très jeune. Jusqu'à présent, on a trouvé des expertises qui sont transférables, soit du [secteur] pharmaceutique, de l'agriculture, du manufacturier, de l'alimentaire, mais il reste qu'il y a des particularités propres au cannabis, à sa culture et à sa transformation qu'on doit apprendre », détaille Mme St-Cyr.

Pour sa part, Paule Bellehumeur, conseillère pédagogique du Cégep de l’Outaouais, se dit « assurée que le contexte de travail qu’amène la transformation du cannabis, c’est du jamais vu ».

« On est convaincu qu’il y a un besoin de main-d’œuvre, un créneau particulier pour la formation sur la transformation et le contrôle de qualité du cannabis », conclut-elle.

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