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Une oasis dans les déserts alimentaires de Gatineau

Les 30 000 citoyens de Gatineau vivant loin des épiceries, dans des secteurs que l'on appelle « déserts alimentaires », ont maintenant accès à un nouveau service : un marché mobile.

« Cette initiative vise à rendre accessibles des produits frais, à haute valeur nutritive », explique la directrice générale de la Coopérative du Marché mobile de Gatineau (CMMG), Monique Chartrand.

Elle ajoute que le phénomène des déserts alimentaires force bon nombre de personnes à se rendre à leur épicerie en taxi, un moyen de transport coûteux.

La Coopérative du Marché mobile leur permettra d'économiser, tout en les sensibilisant à des produits de qualité.

Car il y a un volet éducation à cette initiative.

« On veut montrer aux gens l'importance d'adopter de saines habitudes alimentaires, donc on va offrir des recettes faciles pour les produits qu'on offre », explique Mme Chartrand.

Une distribution hebdomadaire

Le Marché mobile se déplace toutes les semaines, dans cinq quartiers, les mercredi et jeudi.

Il fait des arrêts de 90 minutes dans des endroits bien ciblés.

Les produits, surtout des fruits et des légumes, proviennent pour l'instant du Marché Wakim, mais la CMMG n'exclut pas la possibilité de s'approvisionner éventuellement chez des producteurs locaux.

Le Marché mobile s'adresse particulièrement aux personnes seules ou aux familles sans voiture, ou qui sont à faible revenu.

Les frais d'adhésion au service sont de 10 $.

Tout autre citoyen peut devenir membre du CMMG pour un frais d'adhésion plus élevé.

La Coopérative accepte également les dons.

Un marché concurrentiel

Mme Chartrand soutient que les prix des produits offerts sont équivalents à ceux des supermarchés ou moins chers.

Le service est offert depuis le 2 août et la réponse est excellente.

« On a déjà 125 membres », précise la directrice de la CMMG. « Les gens nous attendaient, ils sont satisfaits ».

La Coopérative souhaite que ce chiffre augmente afin de pouvoir doubler le nombre de quartiers desservis l'an prochain et le faire passer à 10.

Le projet, une initiative de la Table de concertation sur la faim et le développement social de l'Outaouais, a vu le jour grâce à l'appui de la Ville de Gatineau, des Caisses populaires Desjardins et du Centre intégré de santé et de services sociaux.

Avec les informations de la journaliste Kim Vallière

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