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Une opération policière pour contrer l'alcool sur l'eau à Gatineau

Le Conseil canadien de la sécurité nautique (CCSN) et la police de Gatineau unissent leurs forces pour tenter de réduire les décès liés à la conduite d'une embarcation sous l'influence de l'alcool.

Selon le Conseil de la sécurité nautique canadien, l'alcool serait en cause dans 40 % des décès liés à la navigation sur les cours d'eau du pays.

Les policiers de Gatineau souhaitent que les plaisanciers puissent profiter des cours d'eau de la région en toute sécurité en contrôlant la consommation d'alcool à bord des embarcations nautiques.

Ils navigueront sur différents plans d'eau de la région le weekend du 5 août pour mener leur opération de surveillance et de prévention.

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) profite de la prochaine fin de semaine au coeur des vacances estivales pour sensibiliser les plaisanciers au respect des lois fédérales et provinciales en matière de sécurité nautique.

« Ce qui est important à savoir c’est que l’alcool va avoir une conséquence sur la conduite, sur les réflexes et sur le jugement », a commenté en entrevue à Radio-Canada, le sergent à la section circulation et événements spéciaux du SPVG, Mathieu Tremblay.

Les policiers recommandent d'abord aux conducteurs de ne pas consommer d'alcool avant de prendre les commandes d'un bateau.

« Les lois canadiennes dictent que vous pouvez être accusé de conduite avec les capacités affaiblies d’une embarcation nautique motorisée en vertu du Code criminel du Canada, et ce, même si votre taux d’alcool n’excède pas 80 mg d’alcool par 100 ml de sang », rappelle l'agente Andrée East, du Service de police de Gatineau, dans un communiqué.

Le niveau d’alcool à respecter en navigation est le même que pour la conduite, c’est-à-dire point zéro huit, soit 80 mg par 100 ml de sang.

En vertu des lois fédérales, les conséquences sont les mêmes, que l'embarcation soit motorisée ou non. Il est donc possible d'être intercepté à bord d'un canoë. Les contrevenants perdent le privilège de pratiquer la navigation de plaisance.

« On peut être accusé en vertu du Code criminel même si le taux d’alcoolémie est plus bas », a précisé Mathieu Tremblay. « Si une personne est arrêtée pour capacité affaiblie oui, il y a possibilité qu’on remorque le bateau jusqu’au quai le plus proche et que le bateau soit sorti de l’eau ».

Le sergent Tremblay fait par ailleurs remarquer que la population a tendance à plus consommer d'alcool dans une embarcation que dans un véhicule.

De l'autre côté de la rivière

En Ontario, la loi est encore plus sévère. Une personne prise en état d'ébriété au volant d'un véhicule motorisé voit son permis suspendu pendant 90 jours.

L'individu ne peut alors conduire aucun véhicule motorisé, incluant son automobile, au cours de cette période.

L'agente Andrée East rappelle que « l’action combinée du soleil, du vent, des vagues et des mouvements du bateau sur l’eau amplifie les effets de l’alcool ».

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