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Une pétition contre le nouveau règlement sur la gestion des déchets à Gatineau

Une pétition lancée en ligne dimanche demande à la Ville de Gatineau de revenir sur le nouveau règlement concernant la gestion des ordures ménagères.

Lundi après-midi, la pétition avait récolté près de 400 signatures.

Elle demande à la Ville d'annuler la « taxe poubelle » et de bonifier la limite de poids, qui, selon les signataires, est « arbitraire et inéquitable » et « ne prend pas en compte le nombre de résidents par adresse ».

Selon ce nouveau règlement, chaque logement aura le droit de jeter 120 litres de déchets toutes les deux semaines, alors que la moyenne est actuellement d'environ 250 litres, incluant les gros meubles ou objets encombrants.

« Où on ne s'entend pas, c'est dans le moyen utilisé. On croit davantage en des mesures qui sont positives, non coercitives. Je peux penser à une campagne de sensibilisation, plutôt que de pénaliser. Je pense plutôt aux familles. Comment on va arriver à atteindre 120 litres? C'est sûr qu'on va dépasser et, à ce moment-là, il y a des pénalités qui vont s'appliquer, donc on trouve ça injuste envers les familles nombreuses », a estimé Nicolas Rioux, le président de Développons Gatineau, qui est derrière cette pétition.

La pétition demande également davantage de transparence relativement à « l'élaboration de la politique, les discussions et le vote au conseil ».

Le maire de Gatineau ne se laisse pas impressionner

Cette pétition ne semble pas émouvoir outre mesure le maire de Gatineau.

« Quand on touche au quotidien des gens, ça fait toujours réagir », a admis Maxime Pedneaud-Jobin.

Il est convaincu que les citoyens vont s'adapter à ces changements, qui visent à faire augmenter le compostage et le recyclage. Il souligne que la population sera consultée et que des ajustements pourraient être faits.

« C'est qu'on génère des déchets ultimes en trop grandes quantités, il faut qu'on coupe de 45 % dans les trois prochaines années, c'est énorme, donc ça prend des moyens un peu plus raides. Mais il faut s'adapter à la réalité des gens, parce que quand le règlement n'a pas de bon sens, les gens ne le respectent pas. On veut que ça ait du bon sens, ce qui fait que la consultation va servir à ça. [On va regarder] quels sont les cas d'espèce où on a besoin d'être accommodant, mais pas pour ceux qui n'ont pas le goût de recycler ou de composter », a-t-il dit.

Avec les informations de Nathalie Tremblay et d'Agnès Chapsal

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