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Une pilule abortive gratuite, mais difficile à obtenir à Ottawa

La pilule abortive n'est pas accessible à toutes les femmes d'Ottawa, en dépit de l'entrée en vigueur du nouveau programme qui rend cette pilule gratuite en Ontario depuis jeudi.

La pilule RU-486, commercialisée sous le nom de Myfegymiso, permet aux femmes enceintes de mettre fin à une grossesse non désirée jusqu’à sept semaines après leurs dernières règles.

Seulement deux médecins de la région de la capitale sont actuellement autorisés à prescrire ce comprimé. Une patiente qui détient une ordonnance doit par ailleurs trouver une pharmacie qui vend le produit. Des cinq pharmacies contactées jeudi par CBC, aucune ne vendait le médicament.

« La pilule est disponible à Ottawa depuis quelques mois [mais] il y a seulement quelques pharmacies qui l’offrent », précise Laura Colella, coprésidente du Centre de planning des naissances d’Ottawa.

Le Centre de planning des naissances d’Ottawa s’efforce d’inciter plus de médecins à obtenir la formation requise. Les cours, d’une longueur de 30 minutes, peuvent être suivis en ligne pour 50 $. Quelque 150 fournisseurs de soins de santé ont complété la formation dans la province, selon la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada.

« Ce sont les premiers jours. Il y a une période de transition », souligne le ministre de la Santé de l’Ontario, Eric Hoskins.

« J’ai bon espoir de voir une hausse importante, dans les prochaines semaines et les prochains mois, du nombre de fournisseurs de soins de santé qui seront formés », précise le ministre Hoskins.

Avant jeudi, il en coûtait 350 $ pour obtenir l'antiprogestérone. Désormais, les pharmacies facturent le ministère directement.

Par ailleurs, certains intervenants se réjouissent que la pilule abortive soit maintenant gratuite. C’est le cas d’Anne Jutras, directrice du Centre Novas – CALACS francophone de Prescott-Russell, qui croit que la mesure sera particulièrement importante dans les communautés rurales.

L’utilisation de la pilule abortive permet, selon elle, de garder l’anonymat quand on fait le choix de mettre un terme à une grossesse dans une communauté où tout le monde se connaît.

Elle croit toutefois qu’avec le manque de médecins en région, le fait de devoir obtenir une ordonnance d’un médecin rend le processus plus difficile.

Avec les informations de Kim Vallière et de CBC

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