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Une pourvoirie pour chasser l'orignal dans la Forêt Larose?

L'idée de mettre sur pied une pourvoirie dans la Forêt Larose fait lentement son chemin aux Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR).

Un texte de Denis Babin

Selon le directeur du département d'urbanisme et de foresterie aux CUPR, Louis Prévost, l'idée serait de réserver une section de la forêt et de l'aménager afin de favoriser l'habitat des orignaux, de favoriser la chasse.

« On ne verra pas des orignaux dans une plantation de pins rouges parce que ce n'est pas un habitat propice. Ça prend des marécages, ça prend des jeunes forêts. Nous, on peut facilement réaménager la forêt à certains endroits », explique le directeur du département d'urbanisme et de foresterie aux CUPR, Louis Prévost.

L'idée d'aménager une pourvoirie dans la Forêt Larose est loin d'être saugrenue.

Après tout, les CUPR abritent l'une des rares populations d'orignaux du sud de l'Ontario.

« Ici, nous sommes assez choyés pour les orignaux. Il y a probablement beaucoup plus d'orignaux ici que dans les zones plus au nord où je trappe qui sont pourtant d'excellentes zones de chasse », raconte le trappeur professionnel Denis Juillet.

Une pourvoirie pour dynamiser l'industrie touristique

Depuis plusieurs années, un nombre restreint de chasseurs d'orignaux, munis d'une permission spéciale, pratiquent leur sport dans l'une des huit zones identifiées à cet effet.

« Ça fait du bien à la population. La chasse joue son rôle. C'est une gestion et c'est important », indique le technicien faunique Mario Bourdon.

Chasseur à ses heures, le maire de La Nation, François St-Amour, est d'avis que la réalisation d'un tel projet permettrait de dynamiser davantage l'industrie touristique régionale.

« Encore l'année passée, je suis allé dans le nord de l'Ontario. Vous devriez voir l'ampleur de ce que ça donne à l'économie du Nord pendant la saison de chasse », raconte-t-il.

Obstacles à l'horizon

Toutefois, l'initiative, qui est encore au stade embryonnaire, présente certains obstacles.

« On va devoir obtenir l'approbation du ministère des Richesses naturelles de l'Ontario, une chose qui ne sera pas facile. Il faudra aussi obtenir des droits de chasse exclusifs à l'orignal », ajoute Louis Prévost.

Pour le technicien faunique Mario, la mise sur pied d'une pourvoirie serait un pas dans la bonne direction.

« Les plans d'aménagement sont axés sur la forêt pour un revenu potentiel, mais il faut penser aussi à la faune et son déplacement. Une pourvoirie, ça fait partie d'un plan d'aménagement du territoire », conclut-il.

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