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Une première séance automnale du conseil municipal mouvementée à Gatineau

Le retour de la pause estivale n'aura pas été de tout repos pour les conseillers municipaux de Gatineau, mardi soir. Des cols blancs ont manifesté bruyamment devant la Maison du citoyen et dans la salle du conseil pour réclamer la reprise des négociations avec la partie patronale.

Près d'une centaine de manifestants se sont invités à la première séance automnale du conseil municipal de Gatineau. Bon nombre de sièges étaient occupés par des cols blancs appuyés par des pompiers qui manifestaient bruyamment.

Ces derniers réclament la reprise des négociations avec la Ville pour signer une nouvelle convention collective. Sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2014, ils se disent prêts à avoir recours à l'arbitrage en cas de besoin.

« L’employeur veut jouer dans les heures de travail, dans la disponibilité, dans l’obligation de faire du temps supplémentaire [et] abolir ou diminuer l’effet de l’ancienneté », a martelé le président du Syndicat des cols blancs de Gatineau, Marc Demers. « Donc, l’employeur a beaucoup de demandes et c’est ce qui achoppe. »

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a tenté de rétablir le calme en proposant de rencontrer les cols blancs dès mercredi matin.

Ceux-ci ont poursuivi leur tintamarre jusqu'aux environs de 19 h 30, moment où le calme est revenu dans la salle et que les citoyens ont pu prendre la parole au micro.

Après avoir fait entendre leurs revendications au micro, les cols blancs ont quitté la salle vers 20 h.

Un climat à la fois « chaotique » et « respectueux »

Même si le calme n’était pas au rendez-vous pendant une partie de la réunion du conseil municipal, certains élus ont estimé que la soirée s’est déroulée dans le respect.

C’est le cas du président du conseil municipal, Daniel Champagne. Selon lui, la séance s'est « relativement bien déroulée ».

M. Champagne a également pris la décision de poursuivre la séance malgré le bruit, car on l'aurait informé que le brouhaha ne nuisait pas à la qualité du son de la web diffusion de la réunion du conseil.

M .Pedneaud-Jobin, à qui les travailleurs ont adressé leurs doléances, a dressé un constat semblable à celui de son collègue. « Je pense que c’était assez respectueux pour une situation tendue comme celle-là », a-t-il fait remarquer.

Le maire s'est aussi dit ouvert à la reprise de négociations avec la partie syndicale, même s'il n'est pas tout à fait d'accord avec certaines exigences des travailleurs, comme celles concernant l'ancienneté.

« Ce qu’on demande, c’est d’arriver en 2017 dans ce domaine-là [...], a-t-il dit au sujet de l'ancienneté. Ce n’est pas nécessairement la personne qui est là depuis plus longtemps qui est la mieux placée pour occuper un poste », a-t-il souligné en mêlée de presse.

Avec les informations de Florence Ngué-No

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