Des milliers de jeunes reprennent le chemin de l'école en Outaouais, aujourd'hui. Dans le contexte des compressions budgétaires, le climat est tendu entre les enseignants et le gouvernement du Québec.

Selon le psychologue et professeur associé en adaptation scolaire à l'Université Laval, Égide Royer, les tensions pourraient nuire à l'apprentissage scolaire.

« Ça prend des interventions sur mesure par rapport à certaines difficultés, comme l'orthopédagogie », explique-t-il.

Aux dires de M. Royer, le gouvernement doit ajuster ses investissements. Augmenter les subventions à l'aide aux devoirs n'est pas nécessairement la meilleure solution.

« Il faut cibler l'argent et attacher les mesures qui correspondent aux pratiques exemplaires soutenues à la recherche. Sinon, c'est comme verser de l'eau dans le sable », dénonce l'expert.

Le taux de réussite des jeunes élèves québécois est également alarmant, craint le spécialiste. La diminution de services auprès des plus jeunes est également déplorable pour le psychologue.

« Ne pas savoir lire ou avoir un retard en lecture en 2e ou 3e année, vous venez d'avoir une hypothèque importante par rapport à la réussite scolaire » , s'inquiète-t-il.

Des enseignants déterminés

Au Québec, les enseignants de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) pourraient débrayer dès la rentrée scolaire, à la suite d'un mandat de grève de trois jours obtenu ce printemps.

Les syndiqués dénoncent des compressions de plus de 350 millions de dollars, seulement cette année. Selon eux, les offres patronales actuelles du gouvernement se traduiraient par la disparition de 600 postes d'enseignants ressources et d'enseignants orthopédagogues.

« Nous allons continuer les moyens de pression, qui étaient déjà entamés au printemps dernier. C'est à dire, cesser le bénévolat, nous en tenir seulement aux heures pour lesquels nous sommes payées », prévient le président du Syndicat des enseignants de l'Outaouais, Claude Tardif.

Comme un peu partout au Québec, des parents formeront, demain, des chaînes humaines autour de cinq écoles de l'Outaouais. Ils entendent ainsi  faire pression sur le gouvernement Couillard et marquer leur rejet des politiques d'austérité.

Surveillance accrue 

Pour la rentrée scolaire, le Service de police de Gatineau (SPVG) promet d'être présent.

Les policiers patrouillent depuis ce matin aux abords des écoles, pour s'assurer que la rentrée se déroule bien pour les enfants. Les agents y seront pour plusieurs jours encore.

L'an dernier, plus de 2000 constats d'infractions pour excès de vitesse ont été remis par le SPVG dans une zone scolaire. C'est pourquoi la police invite les automobilistes à ralentir.

Avec des informations de Jérôme Bergeron

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