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Une sénatrice manitobaine dénonce l'absence du français au Sénat

La sénatrice franco-manitobaine Raymonde Gagné, entrée en poste en avril 2016, a été surprise de constater le « nombre limité de sénateurs qui choisissent de s'exprimer en français » dans la Chambre haute.

« S'il y a une irritation de ma part, c'est de voir qu'il n'y a pas plus de sénateurs bilingues qui s'expriment en français au Sénat, dit Mme Gagné. On est un pays bilingue et si [une institution] devrait montrer l'exemple, c'est bien le Parlement. »

Raymonde Gagné raconte que, lorsqu'elle a fait la remarque auprès de ses collègues francophones, certains ont avoué qu'ils parlent en anglais parce qu'ils croient qu'il y a des failles au niveau du service de traduction simultanée offert au Sénat et ils veulent que tout le monde comprenne le message qu'ils essaient de transmettre dans le cadre des débats.

« J'ai l'impression que peut-être ce défi-là est présent depuis un bout de temps, remarque la sénatrice manitobaine. La grande majorité des sénateurs ne sont pas bilingues, alors si on laisse passer ça, ça se passera uniquement en anglais. »

Ancienne rectrice de l'Université de Saint-Boniface, Raymonde Gagné précise qu'elle se fait un devoir d'utiliser la langue de Molière lorsqu'elle prend la parole au Sénat.

« Je crois que c'est extrêmement important de transmettre le message que le français et l'anglais sont deux langues qui sont officielles et qui devraient être transmises à parts égales à la Chambre haute, affirme-t-elle. Je pense qu'à la Chambre des communes et aussi à la Chambre haute on devrait être en mesure d'offrir un service de qualité supérieure. Il faut être un modèle de la langue. »

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