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Une troisième défaite d'affilée pour les Alouettes

Il y a des défaites qui font plus mal que d'autres. Celle de jeudi à Montréal fait partie de cette catégorie.

Un texte d'Antoine Deshaies avec La Presse canadienne

Les Alouettes (3-7) se sont inclinées pour un troisième match d'affilée et pour une cinquième fois en six rencontres. La participation aux éliminatoires est bien sûr toujours possible, mais la saison semble encore une fois glisser entre les ailes des Alouettes.

L’attaque montréalaise a encore eu du mal à se mettre en marche. En fait, elle ne s’est jamais mise en marche. Le pointage final, 32-4 pour Ottawa (4-6-1), indique parfaitement la trame de fond de la soirée.

Pressé de toute part, Darian Durant a souvent été forcé de se débarrasser du ballon. Il faut dire que la ligne à l'attaque a subi un dur coup avant la rencontre. Jovan Olafioye a été rayé de la formation à la dernière minute.

La protection du quart a été difficile.

Le Rouge et Noir a conclu la soirée avec cinq sacs.

« Tout est à oublier, a candidement admis Luc Brodeur-Jourdain. C'était désastreux et inacceptable. En attaque, on n'a jamais pu installer notre rythme. Notre quart était constamment sous pression et notre jeu au sol inefficace. »

N’eût été un long placement de 53 verges de Boris Bede et d’un simple sur un botté de dégagement, applaudi en dérision par la foule, l’attaque aurait été blanchie.

Une bonne partie des 18 325 partisans ont quitté le stade Percival-Molson bien avant le sifflet final.

Le sort des Alouettes était scellé depuis longtemps. Les Montréalais se retrouvent encore une fois dans du sable mouvant.

« Au quatrième quart, on voyait les supporteurs partir, a ajouté Brodeur-Jourdain. Je n'ai absolument rien à reprocher à nos partisans. Mais ça fait mal de vivre ça. On a encore huit matchs à disputer, faut se retrousser les manches. »

Avec une performance si terne contre un rival de division, la fin de saison pourrait être bien longue.

L’attaque peine encore

Darian Durant a été intercepté pour une 11e fois cette saison, un sommet peu enviable dans le circuit. Jacques Chapdelaine l’a retiré au match en fin de troisième quart pour le remplacer par Drew Willy.

Durant n’avait pas la note de passage : un taux de réussite d’à peine 57 % grâce à 12 passes complétées en 21 pour 140 verges.

À peine plus que le total des verges de punitions des Alouettes durant le match, soit 138.

Oui, comme le chantait Yannick, c’était ce genre de soirées là.

« J’espère que Durant est fâché ou déçu, a expliqué l’entraîneur-chef Jacques Chapdelaine. Mais je l’ai retiré pour créer une étincelle. Ce n’était pas uniquement de sa faute. La preuve, l’entrée de Drew Willy n’a pas changé grand-chose. »

Le quart substitut a toutefois montré un meilleur taux de réussite avec 72 %, 8 passes en 11 tentatives pour 98 verges.

En fin de compte, l’attaque des Alouettes a été limitée à 277 verges contre 445 pour les visiteurs.

« Je ne pense pas que nous soyons sortis sans émotion, s’est défendu Chapdelaine. Mais on n’a pas eu de succès en deuxième et court. On a échappé des ballons qu’on aurait dû capter et on a manqué de finition et de concentration. »

Disons que ça fait quelques points à corriger.

« C’est décevant. Je n’ai rien de plus intelligent à dire. C’est dur de comprendre ce qui s’est passé », a conclu l’entraîneur-chef.

Le Rouge et Noir de 2016

Pendant que les Alouettes s’enlisent, Ottawa sort la tête de l’eau.

La victoire contre Montréal permet au Rouge et Noir de prendre la tête de la Division est.

L’ancien des Carabins de l’Université de Montréal Antoine Pruneau avait le sourire accroché au visage après le match. Son équipe a gagné et il a réussi une interception.

« C’est une grosse victoire pour nous, c’est certain, a confié le maraudeur. On présente enfin notre vrai visage. On s’est tellement tiré dans le pied en début de saison, mais là on se replace. »

Diontae Spencer, Josh Stangby et Greg Ellingson ont inscrit les touchés. Brett Maher a ajouté 2 placements de 30 verges.

Alouettes et Rouge et Noir vont se retrouver pour la troisième et dernière fois de la saison le 17 septembre à Montréal.

D’ici là, les Moineaux auraient intérêt à quitter Vancouver avec une victoire vendredi prochain.

Les Alouettes ont beau être confortablement installées au 3e rang de leur division devant les pauvres Tiger-Cats de Hamilton, si les éliminatoires débutaient la semaine prochaine, les Lions disputeraient la demi-finale de l’Est à leur place.

Ce serait une troisième saison d'affilée sans éliminatoire pour les Moineaux.

Dans une ligue où le deux tiers des équipes se qualifient, c’est assez ordinaire merci. Pour une franchise en perte de vitesse, c’est encore pire.

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