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Une université française à Toronto dès 2020, recommande un rapport provincial

La demande est là pour ouvrir une université francophone de « taille modeste » au centre-ville de Toronto, qui accueillerait ses premiers étudiants en 2020, conclut le rapport du conseil de planification provincial présidé par Dyane Adam.

Le conseil de planification avait été formé par le gouvernement de l'Ontario il y a un peu moins d'un an pour étudier la faisabilité du projet d'université franco-ontarienne. À l'heure actuelle, l'Ontario a trois universités bilingues (Ottawa, Laurentienne et Glendon), mais aucune institution universitaire purement francophone.

Dans son rapport dévoilé lundi midi, l’ancienne commissaire aux langues officielles Dyane Adam soutient que la nouvelle université attirerait environ 350 étudiants la première année et 3000, d'ici 12 à 15 ans.

Toutefois, nombre de ces étudiants viendraient, du moins au départ, d'autres universités et de l'étranger.

Le nouvel établissement, qui serait appelé l'Université de l'Ontario français, partagerait des locaux et du personnel administratif avec le Collège Boréal à Toronto.

Son budget : environ 40 millions de dollars par année, estime le rapport. Le conseil de planification espère par ailleurs que le fédéral finance la moitié des coûts de démarrage de la nouvelle université, estimés à 83,5 millions de dollars sur sept ans.

Une université en trois temps

Le gouvernement ontarien a indiqué qu'il déposerait un projet de loi au cours des prochains mois pour lancer le processus de création de la nouvelle université.

La ministre des Affaires francophones, Marie-France Lalonde, a dit dans le passé que son gouvernement voulait mieux desservir la région de Toronto, là où la population francophone est en croissance.

  • 2018-2020 : Démarrage du projet d'université, formation d'un conseil des gouverneurs, embauche d'une dizaine de professeurs;
  • 2020-2021 : Accueil des premiers étudiants;
  • 2028-2019 : La nouvelle université atteindrait sa maturité (environ 102 professeurs).

Des décennies de revendication

Depuis des dizaines d'années, des membres de la communauté franco-ontarienne militent pour la création d'une université de langue française en Ontario.

Le Regroupement étudiant franco-ontarien (REFO), l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) avaient souhaité notamment la désignation d'un emplacement physique pour la future université et la création d'un conseil des gouverneurs. Initialement, toutefois, ces groupes voulaient une université française dès 2018.

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