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Une université française à Toronto possiblement dès 2020

Le gouvernement de l'Ontario confirme qu'il ira de l'avant avec la recommandation de créer une université francophone de « taille modeste » au centre-ville de Toronto.

Le conseil de planification, qui avait été formé par la province pour étudier la faisabilité du projet sous la présidence de l'ex-commissaire aux langues officielles Dyane Adam, souhaite que la nouvelle université accueille ses premiers étudiants dès 2020.

La ministre des Affaires francophones, Marie-France Lalonde, espère que ce sera le cas, mais n'en fait pas la promesse.

La ministre Lalonde espère que le projet de loi à cet effet sera adopté avant les élections provinciales de juin prochain.

À l'heure actuelle, l'Ontario a trois universités bilingues (Ottawa, Laurentienne et Glendon), mais aucun établissement universitaire purement francophone*.

Demande suffisante?

Toutefois, nombre des étudiants attendus à la nouvelle université viendraient, du moins au départ, d'autres universités et de l'étranger, selon le conseil de planification.

Par ailleurs, pour réduire les coûts, le nouvel établissement, qui serait appelé l'Université de l'Ontario français, partagerait des locaux et du personnel administratif avec le Collège Boréal à Toronto.

Son budget : environ 40 millions de dollars par année, estime le rapport. Le conseil de planification espère par ailleurs que le fédéral finance la moitié des coûts de démarrage de la nouvelle université, estimés à 83,5 millions de dollars sur 7 ans.

Une université en trois temps

La nouvelle université pourra compter sur l'appui des universités Ryerson et d'Ottawa pour sa création, selon le conseil de planification.

Les premiers programmes seraient multidisciplinaires, portant sur les thèmes suivants : « pluralité humaine, environnements urbains, économie mondialisée et cultures numériques ».

  • 2018-2020 : démarrage du projet d'université, formation d'un conseil des gouverneurs, embauche d'une dizaine de professeurs;
  • 2020-2021 : accueil des premiers étudiants;
  • 2028-2029 : la nouvelle université atteindrait sa maturité.

Le rapport Adam :

Des décennies de revendication

Depuis des dizaines d'années, des membres de la communauté franco-ontarienne militent pour la création d'une université de langue française en Ontario.

Le Regroupement étudiant franco-ontarien (REFO), l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) avaient souhaité notamment la désignation d'un emplacement physique pour la future université et la création d'un conseil des gouverneurs.

Initialement, toutefois, ces groupes voulaient une université française dès 2018.

*La petite Université de Hearst est francophone, mais est affiliée à l'Université Laurentienne de Sudbury

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