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Une websérie sur le suicide inquiète les autorités scolaires d'Ottawa et de Gatineau

La série Treize raisons, diffusée sur Netflix, sème l'inquiétude au sein des conseils et des commissions scolaires de la région d'Ottawa et de Gatineau.

La websérie porte sur le suicide d'une adolescente victime de harcèlement sexuel et de cyberintimidation, Hannah Baker, âgée de 17 ans. Avant de passer à l'acte, la jeune fille envoie des enregistrements audio aux personnes qu'elle tient responsables de sa mort.

Lancée par Netflix au début du mois de mars, la série est devenue le sujet de l'heure pour bon nombre d'adolescents.

Traitement controversé d'un sujet délicat

Ce qui inquiète les dirigeants scolaires, ce n'est pas tant le sujet que la façon dont il est traité. Ils en ont fait part aux parents.

La psychologue en chef du conseil scolaire catholique anglophone d'Ottawa – le Ottawa Catholic School Board – la Dr Elizabeth Paquette, soutient que la série idéalise le suicide et le peint comme une solution à la détresse engendrée par les problèmes que peuvent vivre les jeunes.

La Dr Paquette recommande aux parents d'aborder le sujet de cette série avec leur enfant et de le mettre en garde contre le négativisme qui s'en dégage.

« Il n'y a aucune référence aux différents services ou ressources qui peuvent exister pour aider les jeunes ayant des pensées suicidaires », affirme-t-elle.

Même son de cloche à Gatineau

Dans une lettre aux parents, datée du 25 avril, des représentants du Collège Saint-Joseph, un établissement secondaire privé pour filles, se disent également inquiets. Ils lancent une mise en garde contre la série télévisée et encouragent les parents à en discuter avec leur adolescente.

Cette lettre est signée par la technicienne en travail social Rosalie Poulin et le directeur des services aux élèves, Pierre Renaud.

« Nous, on sent dans les corridors qu'on parle plus de ce sujet-là. Même s'il n'y a pas eu une augmentation dans les idées suicidaires, on sent que le sujet est beaucoup abordé », a indiqué Mme Poulin, en entrevue avec Marie-Lou St-Onge à l'émission Sur le vif.

Elle a précisé que le Collège Saint-Joseph a cru important de conseiller aux parents de discuter de la série avec leur enfant.

« On trouvait important d'aller de l'avant, puis de tout de suite donner des solutions, d'outiller les parents, au cas où ça commence à avoir un impact négatif, au moins pour être moins en réaction et plus en prévention », a-t-elle expliqué.

Les intervenants scolaires rappellent également aux parents que Treize raisons est une fiction qui ne présente pas un portrait fidèle de la réalité et qu'ils doivent aider leurs enfants à s'en rendre compte.

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