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Université franco-ontarienne : des divergences importantes à surmonter

Les francophones de l'Ontario gèrent eux-mêmes leurs écoles et leurs collèges communautaires; ils souhaitent maintenant obtenir leur propre université franco-ontarienne. Une journée de réflexion, qui avait lieu mardi à Ottawa, a cependant montré qu'il reste encore des divergences à surmonter.

Un conseil de planification nommé par le gouvernement de l'Ontario étudie à son tour la création éventuelle d'une université de langue française dans le centre sud-ouest de la province. Selon le professeur François Charbonneau, de l'Université d'Ottawa, il s'agit d'un mandat trop étroit et il estime qu'il faudrait plutôt la création d'une grande université dotée de campus régionaux.

« Pourquoi la seule solution qu'on nous propose et qui peut être discutée, c'est l'université dans le sud-ouest? C'est très bizarre », a-t-il dit.

L'enseignement universitaire en français dans le centre sud-ouest par et pour les francophones n'exclut pas le maintien des programmes existants des universités bilingues, soutient le directeur général du Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO), Alain Dupuis, qui vient d'être nommé directeur général de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA).

« Ce qu'on souhaiterait effectivement, c'est que les programmes en français à l'Université d'Ottawa soient regroupés sous une gouvernance francophone et ça pourrait être un campus de l'Est ontarien. À Toronto, il y a plus de choses à créer de toutes pièces, parce que l'accès est très limité », soutient-il.

Il reste que pour obtenir leur propre université, les Franco-Ontariens dépendent de la volonté du gouvernement provincial de Kathleen Wynne et de son engagement envers la communauté franco-ontarienne.

Environ 150 personnes ont participé à cette journée de réflexion sur l'accès des Franco-Ontariens aux études universitaires en français. Parmi les thèmes abordés, il y avait l'offre de programmes en français, leur financement et la rétention des étudiants de langue française. La création d'une université franco-ontarienne passerait nécessairement par la disparition des programmes en français de l'Université d'Ottawa, selon un professeur de l'Université du Québec à Montréal.

« L'Université d'Ottawa, étant donné la faible présence des francophones, dorénavant, n'est plus capable d'assumer sa fonction d'être une université au service, ou qui représente la communauté franco-ontarienne. Une société a besoin d'une université. Si l'Ontario français est une société, elle avait une université qui était de prédominance francophone, elle n'en a plus aujourd'hui et c'est pour ça que la question se repose toujours », affirme Joseph-Yvon Thériault.

D'après le reportage de Gilles Taillon

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