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Université franco-ontarienne : Dyane Adam nommée à la tête du conseil de planification

La ministre déléguée aux Affaires francophones, Marie-France Lalonde, a annoncé la nomination de Dyane Adam, ex-commissaire aux langues officielles du Canada, à la présidence du conseil chargé de se pencher sur l'éventuelle création d'une université de langue française en Ontario.

Dyane Adam et les autres membres du conseil de planification, dont on ignore encore l'identité, devront se pencher sur le développement de « l'espace postsecondaire en français ici dans le centre sud-ouest de la province », a affirmé la ministre lors d'une conférence donnée au Club canadien de Toronto jeudi.

La ministre a brièvement rappelé le parcours de Dyane Adam et s'est dite fière de pouvoir « dire son nom aujourd'hui ».

Commissaire aux langues officielles du Canada de 1999 à 2006, Dyane Adam a aussi été principale du Collège Glendon de l'Université York à Toronto et vice-rectrice adjointe en enseignement et services en français à l'Université Laurentienne. Elle a également été nommée membre de l'Ordre du Canada en 2013.

« Dyane Adam va nous aider à nous orienter et à nous positionner sur les besoins », a dit la ministre, ajoutant qu'elle voulait qu'une possible université de langue française en Ontario s'inscrive dans la durée. « C'est un projet de grande importance pour le gouvernement. [...] C'est un projet pour nos enfants et nos petits-enfants », a-t-elle précisé. 

Quel mandat pour le conseil?

Dyane Adam affirme que le rôle du conseil, qui comptera cinq autres membres, sera d'élaborer un modèle d'université de langue française pour la région de Toronto. Il devra notamment proposer des modèles de gouvernance administrative et pédagogique, préparer un budget et un échéancier, et se pencher sur les programmes et les services qui seraient offerts.

Une affiliation avec une autre université serait aussi envisageable, selon la présidente du conseil, qui rappelle que l'Université York a commencé en étant affiliée pendant trois ans à l'Université de Toronto. 

Optimisme prudent du REFO

Alain Dupuis, le directeur général du Regroupement étudiant franco-ontarien (REFO), qui milite pour la création d'une université de langue française dans la province, pense que Dyane Adam est très qualifiée pour cette mission parce qu'elle « connaît bien l'environnement postsecondaire en Ontario ». « C'est une personne qui a aussi beaucoup défendu le fait français et, donc, je pense qu'elle comprend également les enjeux qui sont sur la table », a-t-il ajouté.

Selon lui, des questions demeurent cependant quant au mandat du conseil de planification. Il craint que le conseil ne produise un autre rapport sur la question qui reste lettre morte.

Kathleen Wynne renchérit

« Pour moi, il est très important que les étudiants en Ontario aient accès aux programmes en français dont ils ont besoin. S'il est nécessaire d'avoir un autre édifice, parce nous avons l'Université d'Ottawa et le Collège Glendon qui sont désignés, mais s'il est nécessaire d'avoir un édifice, peut-être dans le sud de l'Ontario, c'est une question pour ce comité », a dit la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, en visite dans une école franco-ontarienne d'Ottawa. 

Projet de loi

Mercredi, la députée néo-démocrate France Gélinas a déposé de nouveau son projet de loi privé sur la création d'une université de langue française dans la région de Toronto. 

En entrevue à l'émission Y a pas deux matins pareils jeudi, Marie-France Lalonde avait d'ailleurs remercié la députée de Nickel-Belt pour son travail dans ce dossier et réaffirmé que « les choses avancent » du côté du gouvernement.

Étude de marché

Le gouvernement de l'Ontario indique aussi avoir mandaté une tierce partie indépendante pour mener une étude sur l'intérêt des étudiants et sur la demande du marché pour une université de langue française.

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