Retour

Université franco-ontarienne : l’Université d’Ottawa ne voit plus le projet d’un mauvais œil

Alors qu'il était contre le projet il y a près de deux ans, le recteur sortant de l'Université d'Ottawa Allan Rock a changé son fusil d'épaule. L'établissement ottavien est maintenant prêt à aider la province à se doter d'une université franco-ontarienne.

Dans une lettre ouverte publiée en octobre 2014, M. Rock avait rejeté l'idée d'une nouvelle université de langue française en Ontario, affirmant que l'Université d'Ottawa répondait déjà aux besoins des francophones.

À l'époque, il avait même été proposé que l'Université d'Ottawa ouvre un campus satellite à Woodstock, à près de 150 kilomètres au sud-ouest de Toronto, un projet qui avait fini par tomber à l'eau.

Allan Rock estime encore que l'établissement ottavien répond aux besoins de la communauté, mais il admet que la croissance du marché francophone est suffisante pour que la province étudie sérieusement la possibilité de créer une université franco-ontarienne..

« Nous avons proposé au gouvernement de l'Ontario de participer avec eux, de contribuer avec notre expertise, s'ils veulent créer une université francophone dans le sud de la province », a-t-il expliqué à l'animateur Daniel Mathieu, lors d'une entrevue à l'émission Les voies du retour.

Il a aussi souligné que la chose la plus importante à ses yeux était de desservir la communauté franco-ontarienne et les francophones.

« Notre université a été fondée par la communauté franco-ontarienne. Nous devons beaucoup à cette communauté », a-t-il indiqué.

Un contexte favorable

Cette sortie de M. Rock intervient un peu plus d'une semaine après que le ministre ontarien de la Formation, des Collèges et des Universités, Reza Moridi, a affirmé que si une université franco-ontarienne voyait le jour, elle serait sans doute affiliée à une université bilingue déjà existante au départ.

À l'entendre, il s'agirait plutôt d'un partenariat d'ordre académique, par exemple pour les diplômes. Par contre, l'université franco-ontarienne serait gérée par les francophones et pourrait, un jour, devenir complètement indépendante.

Les partisans du projet d'université franco-ontarienne proposent d'établir un premier campus à Toronto, là où la population francophone est en forte croissance et où l'offre en français est particulièrement limitée.

Il n'y a que le Collège Glendon et l'Institut d'études pédagogiques de l'Ontario qui offrent des cours pour les Franco-Ontariens.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine