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Université franco-ontarienne : un appui conditionnel 

L'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) et la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) accordent leur appui conditionnel au rapport du Conseil de planification pour une université de langue française.

Un texte de Caroline Bourdua

Au cours d’un point de presse, les présidences des trois organismes ont fait valoir leur position dans une lettre envoyée aux ministres Deborah Matthews de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle et Marie-France Lalonde aux Affaires francophones.

« Le comité devra combler des lacunes importantes », a indiqué Josée Joliat, la coprésidente du Réseau des étudiants franco-ontariens (RÉFO)

Sur ce dernier point, il a même été mentionné par exemple que l’Université Laurentienne développe un campus francophone pour y enseigner ses programmes en français.

« Ce n’est pas d’amener tous ces cours-là à Toronto, a expliqué le président de l’AFO, Carol Jolin, mais c’est d’en avoir la gouvernance, car présentement c’est une gouvernance bilingue. Les programmes continueraient à se donner là où ils se donnent, mais les décisions seraient prises par et pour les francophones. »

M. Jolin précise qu’il n’a pas encore été établi où serait située cette gouvernance.

« L’endroit où se donnent les programmes ne changerait pas. Mais pour la gouvernance, il faudra discuter avec les experts dans le domaine », conclut-il.

Université fédérée

Le modèle que le RÉFO aimerait examiner davantage est celui des universités fédérées, à l’image des « Université du Québec », dont le mandat est provincial et qui permet de représenter plusieurs régions.

Un autre modèle serait de permettre aux petits établissements comme l’université de Hearst de se fédérer en tant que campus satellite, tandis que pour les universités Laurentienne et Ottawa, le RÉFO souhaite que des experts examinent la création de collèges universitaires offrant les programmes en français au premier cycle.

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