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Vente partielle d’Hydro One : contradictions à Queen’s Park

La vente partielle d'Hydro One a repris le devant de la scène à l'Assemblée législative de l'Ontario, alors que l'opposition fait front commun pour dénoncer le projet du gouvernement de Kathleen Wynne. Le nouveau chef conservateur, Patrick Brown, ne manque d'ailleurs pas de rappeler les désavantages de cette privatisation.

Du temps de Mike Harris, le président du conseil des ministres, Jim Bradley, s'opposait férocement à la privatisation d'Hydro One. Quinze ans plus tard, c'est tout le contraire.

Le gouvernement de Kathleen Wynne a l'intention de se départir de 60 % de la compagnie.

Ce qui étonne encore davantage, c'est que ce sont maintenant les conservateurs qui disent que la privatisation n'est pas dans l'intérêt de la province. Selon leur chef, Patrick Brown, la situation n'a rien d'ironique : « Non, parce qu'il y a beaucoup de problèmes avec [la vente partielle d'Hydro One], particulièrement sur l'enjeu de la surveillance. »

Les néo-démocrates sont les seuls qui, jusqu'à maintenant, n'ont pas dérogé de leur position traditionnelle.

Leur chef, Andrea Horwath, s'inquiète surtout du manque de transparence du gouvernement, qu'elle accuse de vouloir vendre Hydro One en catimini. Le député du NPD, Peter Tabuns, soupçonne même Kathleen Wynne de cacher ses plans pour ne pas nuire à la campagne des libéraux de Justin Trudeau en Ontario.

D'après un reportage d'Alex Boissonneault

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