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Ventes-débarras : les questions à poser et les articles à éviter

Avec le retour des beaux jours, les ventes-débarras fleurissent un peu partout. Néanmoins, quelques précautions sont de mises pour magasiner en toute prudence, comme l'a expliqué à Jhade Montpetit l'inspecteur de Santé Canada, Alexandre Nadeau, lors de l'émission Les malins plaisirs.

3 questions à poser avant d'acheter

En Outaouais, La 148 en folie, qui se revendique comme la plus grande vente-débarras festive du Québec, bat son plein cette fin de semaine, avec pas moins de huit municipalités participantes. De 6000 à 10 000 personnes sont attendues pour cet événement, qui s'étends sur 80 km. Les bonnes affaires sont certainement au rendez-vous, mais il ne faut pas hésiter à poser des questions aux vendeurs avant de mettre la main au porte-monnaie.

1) Quelle est l'année de fabrication du produit?

« Il y a plusieurs produits qui ont une durée de vie sécuritaire limitée ou une date de péremption », explique M. Nadeau, qui donne notamment comme exemple les sièges d'auto pour enfants. « L'exposition du siège aux rayons ultraviolets, les écarts de chaleur vont fragiliser avec le temps le plastique du siège qui sert à absorber les chocs », indique-t-il.

2) Est-ce que le produit a été altéré ou réparé?
L'inspecteur conseille de toujours vérifier si le produit est endommagé ou mal entretenu. « Sur une poussette, par exemple, vérifier si les freins fonctionnent bien. Sur une chaise haute, est-ce que l'ensemble de retenue fonctionne bien », souligne-t-il.

3) Est-ce que les instructions et les avertissements accompagnent encore le produit?
Les acheteurs devraient toujours demander comment utiliser les produits et si les manuels d'utilisation sont disponibles. Dans le cas où les vendeurs n'en disposent plus, il y a toujours un moyen de se les procurer. « Si vous souhaitez mettre en vente et que vous avez perdu ces documents, communiquez avec le fabricant et il peut vous envoyer une copie par courriel », affirme Alexandre Nadeau.

5 produits interdits toujours en circulation

Certains produits font l'objet d'un rappel de la part de Santé Canada, notamment parce qu'ils sont défectueux ou en raison d'un risque pour la santé. Il est possible de se renseigner en ligne, en allant sur le site canada.ca/sante. Les acheteurs peuvent effectuer des recherches sur les produits rappelés depuis 20 ans. Si vous avez acheté un produit interdit ou rappelé, Santé Canada recommande de le détruire ou de s'en débarasser de manière sécuritaire.

1) Fléchettes de pelouse, dont les embouts ne sont pas arrondis

Les fléchettes de pelouse à bout allongé sont interdits depuis 2007. « Parfois, les enfants vont utiliser le produit différemment et lancer [les fléchettes] dans les airs. Ils sont aveuglés par le soleil et malheureusement, la fléchette leur retombe sur la tête », prévient M. Nadeau.

2) Billes métalliques aimantées

Ces billes ont été rappelées par le fabricant en 2013, à la suite de nombreux incidents rapportés à Santé Canada. « Si on les avale, le risque est que durant le transit [intestinal], elles vont se coller et perforer le tube digestif », explique Alexandre Nadeau.

3) Le trampoline

Des blessures ont été rapportées à Santé Canada - il y a un certain risque inhérent, comme pour plusieurs autres sports et activités. « C'est un produit qu'on peut utiliser de façon sécuritaire, à la condition de suivre certaines consignes. Par exemple, on devrait interdire le trampoline aux enfants de moins de 6 ans. On ne devrait jamais permettre à plus qu'une personne d'être sur le trampoline à la fois et on devrait utiliser un filet de sécurité, qui délimite le trampoline, pour éviter de tomber », rappelle l'inspecteur.

4) Les cordons de stores

Il est recommandé de leur porter une attention particulière, dans la mesure où ils sont responsables d'un décès par année au pays. Ces produits sont d'ailleurs réglementés depuis 2009. Alexandre Nadeau rappelle que certains cordons forment des boucles et que « le danger, c'est que l'enfant se passe la tête dans la boucle et s'étrangle. »

5) Mobilier pour les chambres d'enfants

Alexandre Nadeau note que les enfants peuvent percevoir ces meubles comme des structures de jeu. Si un objet est placé sur le dessus, les petits pourraient essayer de grimper sur le meuble, ce qui risque de le faire basculer. « La recommandation, c'est de toujours utiliser des ancrages qui sont fournis par le fabricant pour fixer le meuble au mur. Si la quincaillerie n'est pas fournie avec le meuble usagé, on peut généralement s'en procurer », explique l'inspecteur.

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