La vie des usagers de la Société des transports de l'Outaouais (STO) pourrait se compliquer la semaine prochaine. Les chauffeurs et les employés d'entretien ont été convoqués à une assemblée générale, mercredi, pour déclencher une grève générale illimitée.

Si les syndiqués décident d'aller de l'avant avec ce moyen de pression, un préavis de 72 heures devra être fourni à la partie patronale avant le début de la grève. L'interruption du service de la STO pourrait donc commencer le 21 janvier.

En décembre, 98 % des membres du syndicat s'étaient prononcés en faveur d'un mandat de grève, valide pour 60 jours. La réunion de mercredi servira à décider s'il sera utilisé ou non.

De son côté, la STO a demandé au Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) que son service soit déclaré essentiel. Une décision était attendue vendredi matin, mais le CCRI la rendra finalement lundi, à 16 h.

La STO, qui relève du gouvernement fédéral en raison de son service transfrontalier, a tenté de démontrer qu'un arrêt de ses activités constituerait un risque grave et imminent pour la santé et la sécurité des citoyens.

Si le Conseil tranche en faveur de la STO, les chauffeurs pourraient être obligés de travailler aux heures de pointe pour offrir un service à la population.

Bon nombre d'usagers interrogés par Radio-Canada estiment qu'ils devront débourser des montants importants pour se rendre à leur travail s'ils ne peuvent pas compter sur le transport en commun.

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