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Vie de parents : LaDéchaînée transforme la routine « métro, boulot, dodo »

Maman de jeunes enfants et travaillant à temps plein, France De Carufel n'échappe pas à la routine quotidienne effrénée. Elle s'est pourtant donné le défi de prendre soin d'elle, entraînant d'autres parents dans son élan : un défi parent-vélo-boulot... et plein d'énergie en prime!

Un texte de Christelle D’Amours pour Les malins

Avec un conjoint, deux petits garçons très actifs, un emploi entre 8h15 et 16h15 ainsi qu’une maison qu’elle trouve toujours désordonnée, France De Carufel est une maman très occupée.

Convaincue que l’activité physique est primordiale pour conserver un esprit et un corps sain dans le tourbillon de la vie familiale, elle a décidé de conjuguer sa créativité débordante à son envie d’être plus active.

Pleine d’humour, notre interlocutrice explique que son projet a germé alors qu’elle faisait du vélo. Elle raconte en riant qu’elle s’est rapidement rendue à l’évidence qu’elle ne pouvait pas baptiser son défi « pédale », « guidon » ou le mot féminin péjoratif qui en découle.

C’est ainsi qu’est né le projet LaDéchaînée - parent-vélo-boulot, un défi qui incite les parents à pédaler pour se rendre au travail.

Un défi accessible, selon LaDéchaînée

France De Carufel compte utiliser son vélo pour aller travailler, et ce, le plus souvent possible durant la période du 21 août au 1er décembre. Elle lance le défi aux autres parents en les motivant à intégrer le sport dans leur routine et en échangeant avec eux par le biais de courtes vidéos et de publications sur les comptes Facebook et YouTube de LaDéchaînée.

« Mon objectif, c’est de démontrer que ce n’est pas si difficile, que c’est faisable. Même quand on a des enfants en bas âge », explique-t-elle.

Dans une description très imagée de son vélo de montagne qui est beaucoup trop lourd, France explique qu’il n’est pas nécessaire d’être très équipé pour pouvoir être plus actif. Elle avise les parents : « tu n’as pas besoin d’une formule 1 pour aller au travail, comme moi je n’ai pas besoin d’un vélo de route tout équipé pour aller au travail ».

« Il y en a qui vont peut-être penser que je suis physiquement [découpée] au couteau et que [je] fais des triathlons. Mais ce n’est pas le cas! Je suis vraiment [comme] ''monsieur et madame tout le monde''. Je suis en surpoids et je réussis à faire du vélo le matin et le soir, donc ce n’est pas un critère d’être 100 % en santé et au poids santé », ajoute France.

Prendre soin de soi pour mieux s’occuper des autres

« J’ai fait un virement complet à mes trente ans. J’ai commencé à passer ma propre personne avant les enfants, avant le conjoint, avant le travail. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à me donner différents défis », dit la mère de famille.

Chaque matin, France va reconduire ses deux jeunes garçons de cinq et six ans à l’école, une activité qui peut sembler bien banale, mais qui s’avère parfois être tout un casse-tête accompagné de petites batailles et de crises.

Elle profite ensuite de sa promenade à vélo pour respirer et apprécier un moment de solitude. « Ça m’aide beaucoup à extérioriser des sentiments du matin! », s’esclaffe-t-elle.

« Dans la vie familiale, la mère se met toute la responsabilité de penser à tout! Le ménage, le souper, les enfants, la liste d’épicerie. […] Les rendez-vous et même les rendez-vous de son conjoint! Un moment donné, ça n’a plus de bon sens », dit la jeune mère. « On ne peut pas toujours tout faire, et je pense que ça va être le défi d’une vie. »

Un défi qui, selon elle, est beaucoup plus réalisable lorsqu’on prend soin de soi.

L'activité physique, oui, mais encore...

France indique que rouler à vélo jusqu’au travail est non seulement bénéfique pour la forme physique, mais elle observe aussi une amélioration de son humeur et de sa patience à la maison.

Notre interlocutrice explique également qu’utiliser ce moyen de transport alternatif ne prend pas plus de temps qu’un trajet en voiture dans le trafic. Elle a fait l’exercice de calculer son temps, pour en arriver à l’agréable constatation que le trajet pour aller au travail lui a même pris deux minutes de moins.

LaDéchaînée soutient que le vélo réduit aussi l’empreinte écologique des utilisateurs et permet de réaliser des économies d’essence. « La semaine passée, j’ai fait le décompte et j’ai [épargné] 25 $. J’ai vraiment hâte d’aller me faire masser dans deux semaines! », dit-elle en riant.

Pour France, voilà plusieurs arguments qui lui permettent de demeurer motivée. Elle compte bien mener son défi à terme pour elle, pour ses amis et sa famille qui l’accompagnent ainsi que les gens qui suivent sa page et qu’elle ne peut pas laisser tomber, comme elle l’explique avec humour.

L’impact sur la vie familiale

L’adepte de vélo admet qu’intégrer le sport dans la routine d’un parent ne se fait pas sans compromis. Elle salue d’ailleurs son conjoint qui lui permet de prendre du temps pour elle afin de rester active.

« À la base, c’est un combat quotidien pour moi quant à mon surpoids », avoue la mère qui souhaite éviter cette bataille à ses enfants.

France est convaincue qu’être un parent actif a des effets positifs sur les enfants. Elle raconte qu’il n’y a pas très longtemps, son fils lui a dit qu’elle était chanceuse de pouvoir se rendre au travail à vélo. Une remarque qui lui a fait très plaisir.

« Sans les obliger à bouger ou à pratiquer un sport, c’est leur donner le goût. On prêche beaucoup par l’exemple », dit-elle en expliquant qu’elle souhaite que ses enfants soient actifs et aient envie de le demeurer.

Fière de ses progrès, la mère qui se rend maintenant au boulot en bicyclette alimente régulièrement ses comptes sur les médias sociaux avec des trucs, des anecdotes et des contenus originaux.

« J’espère vraiment que ça va inciter des gens à utiliser leur vélo et peut-être réaliser, comme moi, que ça ne leur prend même pas plus de temps », conclut France.

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