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Vif succès pour un programme contre l'accumulation compulsive à Ottawa

Un projet pilote contre l'accumulation compulsive développé à Ottawa connaît un franc succès, selon une étude financée par le Réseau local d'intégration des services de santé (RLISS) de Champlain.

Dans le cadre de ce programme, l'agence de logement à but non lucratif Options Bytown et l'organisme communautaire Montfort Renaissance fournissent des services spécialisés et de l'accompagnement aux accumulateurs compulsifs.

Ces derniers, appelés « hoarders » en anglais, collectionnent toutes sortes d'objets dans leur résidence, à tel point qu'il est difficile de s'y déplacer.

Des émissions comme Hoarding: Buried Alive ont mis ce problème à l'avant-scène. On y voit des personnes aux prises avec des troubles d'accumulation compulsive être forcées de se débarrasser de leurs possessions, souvent à grand renfort de conteneurs à déchets.

Or, l'auteure de l'étude ottavienne affirme que l'approche préconisée par ces émissions fait fausse route. Stephanie Yamin souligne que, sans aide appropriée, les accumulateurs compulsifs reprennent rapidement leurs mauvaises habitudes.

Un processus d'accompagnement

La directrice en santé mentale et en toxicomanie de Montfort Renaissance, Lise Girard, abonde dans le même sens.

L'étude, qui portait sur 15 patients, a conclu que les individus ayant bénéficié de l'accompagnement offert par son organisme et Options Bytown ont amélioré leur qualité de vie.

« C'est difficile pour eux. [...] Ils ne savent pas où commencer », lance-t-elle. « Les clients qui avaient eu dans le passé des gros nettoyages de tout leur appartement [...] on s'est rendu compte que c'était plus traumatisant, que ça faisait pire que bien », note-t-elle.

Mme Girard ajoute que l'accumulation compulsive peut mener à des problèmes d'infestation et à des risques accrus d'incendie.

Une crainte d'éviction... une demande d'aide

De son côté, Michelle Nouwens n'avait jamais réalisé qu'elle était une collectionneuse compulsive. C'est la propriétaire de la résidence dans laquelle elle loue une chambre qui le lui a fait remarquer.

Mme Nouwens craignait d'être évincée. Elle a donc contacté la Ville d'Ottawa, qui l'a référée à Montfort Renaissance.

Grâce à l'aide des intervenantes, elle a pu faire le grand ménage.

« J'ai offert à l'Armée du Salut beaucoup de choses qu'on a décidé, nous trois ensemble, qu'elles n'étaient plus tellement importantes dans ma vie », témoigne-t-elle.

Michelle Nouwens dit que sa chambre paraît maintenant plus grande et elle espère que le programme pourra aider d'autres personnes.

D'après les informations de CBC

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