Retour

Violences sexuelles à l'UdO : après la tourmente, les solutions

Frappée par deux scandales de nature sexuelle, l'Université d'Ottawa s'est retrouvée dans la tourmente en février 2014.

L'ancienne présidente de la fédération étudiante, Anne-Marie Roy, est d'abord victime de propos dégradants en ligne, puis deux joueurs de l'équipe masculine de hockey sont accusés d'agression sexuelle envers une jeune femme alors que l'équipe est à Thunder Bay.

Dix-huit mois après ces deux épisodes controversés, l'établissement dit avoir fait du progrès, notamment grâce au comité de travail sur le respect et l'égalité rapidement mis sur pieds après les incidents.

Un rapport et des recommandations ont été présentés en janvier dernier et d'autres travaux sont en cours explique la coordonnatrice du Centre de ressources pour les femmes de l'Université d'Ottawa, Morissa-Dalia Ellis.

« Il y a plusieurs études qui sont en train de se faire maintenant, parce qu'on veut que ça soit le plus fort et le mieux possible dans le contexte de l'Université d'Ottawa », dit-elle.

De la formation pour le personnel, des campagnes de sensibilisation pour les étudiants et plusieurs autres mesures ont aussi été mises en place pour prévenir la violence sexuelle et les agressions.

Encore du travail à faire

Malgré ses efforts, l'Université d'Ottawa ne serait pas arrivée au bout de ses peines un an et demi plus tard. Selon Josée Laramée, coordonnatrice des services de prévention et sensibilisation du CALACS francophone d'Ottawa, l'Université peut encore en faire plus.

« Ce n'est pas suffisant une intervenante par semaine pour offrir les services à 45 000 étudiants, mais ce qui est fantastique dans tout ça, c'est que l'Université d'Ottawa s'est organisée pour commencer un changement, pour étudier la problématique », souligne-t-elle.

Une culture ne se change pas du jour au lendemain, il s'agit d'un travail de longue haleine et il faut un bon suivi, croit Anne-Marie Roy.

« J'espère que l'Université et la communauté étudiante vont prendre le temps de bien se pencher sur cette question-là pour développer des mécanismes et des politiques adéquats pour répondre à la violence sexuelle sur le campus. J'espère qu'on va toujours suivre ce dossier pour s'assurer que ces mécanismes et ces politiques sont mis à jour », insiste-t-elle.

Afin de poser un geste concret en cette période de rentrée, l'Université d'Ottawa distribue un ruban bleu sur son campus, symbolisant la lutte contre la culture du viol.

Un forum sur les agressions sexuelles et la culture du viol

L'Université d'Ottawa était l'hôte jeudi soir d'un grand forum sur le sujet. Y étaient invitées l'ex-journaliste Sue Montgomery, co-instigatrice du mouvement #AgressionNonDénoncée, Julie Lalonde, militante pour le droit des femmes et éducatrice publique, Josée Laramée du CALACS francophone d'Ottawa et Simon Lapierre du Collectif de recherche féministe antiviolence.

Avec les informations de la journaliste Laurie Trudel

Plus d'articles

Commentaires