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Vives réactions à la décision de la Ville de Gatineau d'interdire les karaokés sans permis

La décision de la Ville de Gatineau de faire la vie dure aux propriétaires de bars, qui organisent des soirées de karaoké sans permis, continue de faire du bruit.

Une pétition lancée en ligne par des auditeurs gatinois de l'émission de radio de Radio-Canada La soirée est encore jeune avait recueilli près de 300 noms, lundi soir.

Cette pétition interpelle directement le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, en lui disant de ne pas toucher au karaoké.

Le maire de Gatineau s'abstient jusqu'à maintenant de commenter la situation, mais il souhaite maintenant obtenir des explications.

Il a demandé à recevoir une mise à jour des services municipaux qui travaillent dans ce dossier.

De son côté, le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) pourrait être interrogé après avoir été vivement critiqué pour ses interventions dans au moins neuf bars de la région, en avril dernier.

Certains établissements qui offraient des soirées karaoké ont dû y mettre fin, en raison des avertissements des policiers.

La police de Gatineau se défend toutefois « de mener une guerre sans merci aux soirées karaoké », comme on peut le lire sur la page de la pétition.

« De fil en aiguille, on a reçu de nombreuses plaintes qui nous ont amenés à l'émission d'avis de non-conformité. Ça aurait pu être des constats d'infraction », rapporte le porte-parole du SPVG, Jean-Paul Lemay.

Les policiers ont mené neuf inspections de bars en deux semaines, en avril dernier, après avoir reçu une première plainte, selon laquelle certains tenanciers ne respectaient pas les conditions de leur permis d'alcool.

« D'autres tenanciers présentaient aussi des groupes de musique et ça amenait un problème avec la quiétude du quartier », estime Jean-Paul Lemay.

Le permis d'alcool accordé aux bars n'inclut pas la tenue de spectacle et de karaoké. Il s'agit d'un ajout au permis de base, au coût de 426 $ par année.

Selon le conseiller du district de Buckingham, Martin Lajeunesse, lui-même tenancier de bar, le karaoké doit être considéré au même titre qu'un spectacle, qu'il soit amateur ou non.

Martin Lajeuness croit en l'importance de détenir un permis, afin de conserver une saine compétition entre les établissements.

Selon un reportage de Gilles Taillon

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