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Vols d'Air Transat retardés à Ottawa en juillet : l'audience publique débute

C'est aujourd'hui que commence dans la capitale nationale l'audience publique de l'Office des transports du Canada (OTC) sur les importants retards de deux vols d'Air Transat, en juillet dernier, à l'aéroport international d'Ottawa.

L'audience, qui se poursuit jeudi, vise à comprendre pourquoi les vols TS157 et TS507 sont restés pendant plusieurs heures sur l'aire de trafic, le 31 juillet.

Les avions arrivaient respectivement de Bruxelles et de Rome à destination de Montréal et avaient été déroutés vers Ottawa, en raison du mauvais temps.

Des centaines de passagers ont été confinés dans les appareils sans eau et sans nourriture. Ils ont été nombreux à se plaindre de ne pas avoir reçu d'explications du transporteur aérien.

Un des avions déroutés à Ottawa a manqué de carburant. Il n'y avait ni électricité ni climatisation à l'intérieur de l'appareil, ce qui a poussé des passagers désespérés à appeler le 911.

L'OTC a ordonné la tenue de cette audience publique après avoir reçu des explications de la compagnie Air Transat.

« La portée de cette audience publique se limitera à enquêter sur les circonstances entourant le retard sur l'aire de trafic qu'ont vécu les passagers des vols 157 et 507 d'Air Transat le 31 juillet 2017 », précise l'Office sur son site Internet.

« Des questions plus larges au sujet des règles portant sur les retards sur le tarmac pour l'ensemble de l'industrie ne seront pas traitées dans le cadre de l'audience, mais feront plutôt l'objet de vastes consultations publiques sur les règles portant sur les droits des passagers aériens », ajoute l'organisme.

L'OTC indique que ces consultations devraient avoir lieu après l'adoption du projet de loi C-49 sur la modernisation de la Loi sur les transports au Canada.

Des passagers veulent des réponses

Au moins sept passagers, mais également des responsables de l'administration aéroportuaire d'Ottawa, de la compagnie First Air, des fournisseurs en carburant d'Air Transat et de la compagnie aérienne ont été invités à comparaître lors des audiences d'aujourd'hui et de demain.

Maryanne Zéhil, qui se trouvait à bord du vol 157 d'Air Transat, est du lot. Elle place beaucoup d'espoir dans cette audience publique.

« On ne voudrait pas que la question passe comme ça sans règlement définitif une bonne fois pour toutes », dit-elle.

Une autre passagère réclame pour sa part des changements, afin de prévenir ce genre de situation. Josée Binet souhaite entre autres qu'on éclaircisse les droits des passagers.

« Pour qu'il y ait des balises pour les compagnies aériennes, et puis des droits accordés aux passagers », précise-t-elle. « Pour qu'on sache ce qui nous attend dans de telles situations. »

Le gouvernement fédéral indique quant à lui qu'un incident comme celui du 31 juillet de pourra plus se produire lorsque le projet de loi C-49 aura été adopté.

Ce projet de loi compte obliger les compagnies aériennes, après trois heures d'immobilité sur une piste, à « fournir des renseignements et de l’assistance en temps opportun aux passagers ».

Avec les informations de la journaliste Julie-Anne Lapointe

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