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Vos expériences de vie en français en Ontario

Lorraine Maurice, Leamington

J'habite tout près du parc national de la Pointe Pelée et il y a toujours du personnel à la barrière et au centre d'accueil qui s'exprime en français et peut répondre à mes questions. Vous allez me dire que c'est un parc national et qu'ils sont donc tenus d'avoir du personnel bilingue. Mais le point est qu'ils le font et que c'est apprécié!

J'ai également remarqué que plusieurs épiceries engagent d'anciens élèves de l'école française St-Michel de Leamington. Ils sont très fiers de me montrer qu'ils n'ont pas (trop) perdu la langue, même s'ils ont quitté cette école depuis plusieurs années.

Quant aux autres services de soins de santé comme à la clinique, chez le dentiste, à la pharmacie ou avec le comptable, je dois malheureusement m'adresser en anglais.

Paul-François Sylvestre, Toronto

Je me suis présenté à plusieurs cliniques pour des prises de sang, car je suis diabétique. Pas une seule à Toronto n’a pu me servir en français.

Il y avait toujours au moins trois infirmières, mais aucune ne pouvait comprendre ma date de naissance en français!

François Sylvestre, Toronto

Inutile de porter plainte, car la loi ne touche pas directement les cliniques où les francophones se présentent régulièrement.

Lucie Boudreau, Sudbury

Je travaille en français, je vois des spectacles en français et j’ai des amis(es) francophones.

Par contre, j’ai déjà vécu des situations à l’hôpital ou le service [en français] n'existait pas malgré les efforts.

Patrice Paulet, Windsor

Le problème est récurrent aux douanes de Windsor.

Lorsqu'on passe au kiosque douanier indiqué bilingue, après le bonjour, le service est en anglais.

Patrice Paulet, Windsor

On nous propose le service en français. Mais il faudrait attendre la venue d'une autre personne et bloquer la file plus longtemps. Alors on le décline... par lassitude. Est-ce notre faute ou la leur?

Dorine Tcheumeleu, Windsor

Je pense que la situation est en train de changer.

Dorine Tcheumeleu, Windsor

Récemment, je suis allée dans un service gouvernemental et j’ai demandé à être servie en français. L’agente qui me servait m’a répondu qu’elle parlait français. Imaginez ma surprise et ma joie.

Nous avons commencé à parler en français. Elle aussi était très contente de pouvoir me servir dans la belle langue de Molière qu’elle a apprise à l’école et qui l’a aidée à trouver son emploi.

Lise Marie Baudry, directrice générale, Centre francophone de Toronto

Lors du 10e anniversaire de la mise en œuvre, soit en 1999, j’étais à l’Office des affaires francophones et nous avions fait un plan de communication pour célébrer ce jalon historique. Denis Leclerc nous avait fait un beau logo. Hélas, la campagne n’a jamais eu lieu.

Et c'était pourtant 13 ans après l’adoption de la Loi! C’est le genre de commentaires que mon équipe recevait en moyenne une fois toutes les deux semaines.

Jamais l’organisme pour lequel je travaille n’aurait vu le jour sans la Loi.

Lise Marie Baudry

Et nous avons maintenant cinq centres de santé communautaire francophones (et quatre officiellement bilingues) en Ontario.

Sans la Loi, jamais TFO n’aurait obtenu son autonomie. Sans la Loi, Montfort serait aujourd’hui une division du Ottawa General. Sans la Loi, des milliers de francophones comme vous et moi n’auraient pas d’emploi!

Et j’aime mon emploi et j’aime mon organisme et je suis fière de l’impact positif qu’il a sur la qualité de vie des francophones de la région torontoise.

Joanne Smith-Dumas, Gatineau

Je viens de la basse ville à Ottawa. Mais j'habite depuis 30 ans à Gatineau.

Je vais un jour magasiner chez Freiman qui est maintenant la Baie. Je souhaitais faire un chèque pour mon achat.

La jeune fille m'a dit que mon permis de conduire du Québec n'était pas légal. Elle parlait l'anglais seulement.

Joanne Smith-Dumas

J'ai essayé de lui faire comprendre, mais elle ne voulait rien savoir. J'ai porté plainte et l'employée en question a perdu son emploi.

Simon Kim, Toronto

Je suis bénévole à notre hôpital à Toronto et l'on ne peut pas s'exprimer en français.

Denis Leclerc, Ottawa

Dans l'Est ontarien, j'ai toujours été bien servi ainsi que ma famille au CHEO ou à l'hôpital général. Le service est très souvent en français.

On est respectueux avec moi et on me demande toujours si je veux être servi en français.

Si je déménageais à Toronto, j'ajusterais mes attentes. C'est peut-être dommage, mais réaliste.

Denis Leclerc, Ottawa

Stéphanie AB, Toronto

J'ai peut-être été chanceuse, mais je suis personnellement très satisfaite.

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