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Vous prenez un autobus d’OC Transpo sans payer? Pas de stress!

EXCLUSIF - Les inspecteurs d'OC Transpo ont donné 17 fois moins d'amendes pour des passages qui voyageaient sans payer au cours des cinq dernières années, selon des données obtenues par Radio-Canada. Il est maintenant rare de voir des agents faire des contrôles dans les autobus.

Un texte de Jérémie Bergeron

Vous voyez un autobus articulé d’OC Transpo arriver devant vous. Vous avez oublié votre monnaie ou votre carte Presto, mais vous osez monter à bord par une des portes arrière de l’autobus. Du stress lié à un geste illégal est ressenti. Heureusement pour vous, aucun inspecteur ne se trouve à bord et vous vous rendez à bon port sans avoir reçu une contravention. Ce scénario semble s’être répété à de nombreuses reprises au cours des dernières années.

En 2013, 3726 constats d’infraction ont été donnés par des agents au sein du réseau d’OC Transpo pour non-paiement de passage, de « l’évasion tarifaire » comme l’explique le transporteur. En 2017, 219 personnes se sont fait pincer, soit 17 fois moins qu'en 2013.

« Les contrôleurs de tarifs se sont fait assigner des tâches connexes », explique André Brisebois, porte-parole d’OC Transpo, pour expliquer cette baisse.

Des coffres moins bien remplis

Ne pas payer pour utiliser le transport en commun peut coûter cher. L’amende établie pour de l’évasion tarifaire est établie à 150 $ à Ottawa. Il est possible d’estimer que ces infractions rapportaient 558 900 $ en 2013. Cinq ans plus tard, les recettes générées baissent en flèche, pour s’établir à 32 850 $ en 2017.

Impossible toutefois pour le transporteur de faire le suivi sur ces amendes, puisqu’elles sont payées à la Cour des infractions provinciales.

Le transporteur n’est également pas en mesure de quantifier l’étendue de l’évasion tarifaire sur son réseau.

Le jeu en vaut la chandelle

Permettre aux usagers de monter à bord par les portes arrière de certains autobus présente son lot d’avantages, selon OC Transpo, si bien qu'elle convient que certains malfaiteurs pourraient en profiter.

« Ça permet de faciliter l'accès », soutient André Brisebois. « Ça permet aussi le bon fonctionnement du système en minimisant les délais potentiels, ce qui nous permet de donner une bonne expérience aux clients. »

La fin de l’évasion tarifaire?

L'arrivée du train léger changera la donne, croit OC Transpo. « Avec l'arrivée des portillons d'accès sur toutes les stations de la ligne de la Confédération, on s'attend à ce que ça diminue grandement la possibilité d'évasion tarifaire », explique le porte-parole du transporteur.

Les usagers qui utiliseront le train léger se retrouveront dans des zones contrôlées pour pouvoir prendre l’autobus ou pour se rendre aux quais d'embarquement. Pour accéder aux stations, les clients devront entrer à un portillon d'accès en balayant leur carte à puce, leur billet ou leur titre de correspondance.

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