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Windmill veut attirer des travailleurs autochtones, malgré les obstacles

Le promoteur immobilier Windmill veut courtiser les travailleurs autochtones. Certains d'entre eux visiteront d'ailleurs, aujourd'hui, le site Zibi, sur les îles Chaudière et Albert, où l'entreprise souhaite ériger un complexe immobilier résidentiel et commercial.

Le groupe, qui est composé de 25 personnes originaires de la communauté de Kitigan Zibi, au sud de Maniwaki, commencera la visite à partir de 11 h 30.

Les travailleurs pourront rencontrer les responsables de Decontie Construction, une entreprise algonquine qui agira à titre d'entrepreneur général de liaison pour le compte de Windmill.

Decontie doit élaborer une liste de travailleurs de la construction issus de la communauté algonquine Anishinabe et déterminer les compétences qu'ils ont à offrir.

Le projet, dont la réalisation devrait s'échelonner sur 15 ans, nécessitera des travaux de décontamination, de démolition, de restauration des sols pollués et de construction sur l'ancienne propriété industrielle du groupe Domtar.

À terme, le complexe immobilier, évalué à plus d'un milliard de dollars, s'étendra sur 37 acres. Il comportera des restaurants, des immeubles résidentiels et des espaces commerciaux.

Des discussions avec la CCQ

Afin de pouvoir embaucher des travailleurs autochtones, Windmill a entamé des discussions avec la Commission de la construction du Québec (CCQ).

L'un des principaux enjeux est de lever les obstacles réglementaires qui empêchent les membres des Premières Nations de travailler sur des chantiers de construction hors réserve, tel que les quotas d'heures à accumuler pour obtenir une certification de la CCQ.

Le cofondateur de Windmill Jeff Westeinde veut s'inspirer de ce qui se passe à Baie-James, où les Cris ont développé une nouvelle approche avec la Commission.

« La CCQ a un bureau qui travaille avec les Autochtones. Ils s'impliquent avec nous et c'est vraiment collaboratif », explique M. Westeinde.

Windmill, par l'entremise de Decontie, veut aider les candidats souhaitant suivre le processus de formation et de certification réglementaire, afin qu'ils respectent les normes en vigueur.

Des obstacles à surmonter

Bien que les îles Chaudière et Albert soient reconnues comme des territoires autochtones, elles n'ont pas été cédées et ne font pas l'objet d'un traité.

Des groupes autochtones se sont prononcés contre le projet Zibi, estimant que le site visé est sacré et qu'il doit retrouver son apparence d'origine.

Le grand chef de la Confédération des peuples autochtones du Canada, Guillaume Carle, a l'intention de se tourner vers le tribunal de médiation international pour empêcher le projet de voir le jour.

La Commission des affaires municipales de l'Ontario (CAMO) doit aussi entendre une plainte relativement à ce dossier, du 17 au 19 août.

Face à cette opposition, Jeff Westeinde rétorque qu'il y a des discussions avec les Algonquins de Pikwàkanagàn, en Ontario, avec la communauté de Kitigan Zibi et avec le Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg.

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