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10 % des bâtiments de l'Université Laval nécessitent des travaux majeurs

L'Université Laval figure parmi les « bons élèves » pour l'entretien de ses bâtiments dans le réseau universitaire au Québec. Des données obtenues par Radio-Canada auprès du ministère de l'Enseignement supérieur révèlent que 10 % des infrastructures sur le campus se trouvent dans un « mauvais » ou dans un « très mauvais » état.

Un texte de Cathy Senay

Un investissement évalué à 100 millions de dollars serait nécessaire actuellement pour remettre les bâtiments à un niveau satisfaisant. Dans l'ensemble du réseau universitaire, ce chiffre se situe à 1,5 milliard de dollars. C'est à Montréal que les bâtiments universitaires sont dans l'état de délabrement le plus élevé.

À l'Université Laval, environ 40 millions de dollars devraient normalement être consacrés à l'entretien et à la réfection des édifices annuellement. Malgré cela, Éric Bauce, vice-recteur à l'exécutif de l'Université Laval, considère que le parc immobilier de l'Université Laval se porte plutôt bien.

« Ce n'est pas une question de se comparer ou de se consoler [...] On a beaucoup investi dans les 10 dernières années dans le campus. C'est un campus qui date. Et les campus au Québec ont des âges différents. C'est sûr que les vieux campus ont des défis particulièrement importants », soutient M. Bauce.

Une grande partie des pavillons du campus de l'Université Laval ont été construits dans les années 60 et 70.

Trois pavillons se partagent la quasi-totalité des dépenses en infrastructures à l'Université Laval. Considéré comme en « très mauvais état », le pavillon Paul-Comtois est celui qui nécessite le plus de travaux urgents. Un peu plus de 24 millions de dollars seraient nécessaires pour une remise à niveau.

Une facture gonflée?

« C'est beaucoup d'argent, 24 millions, pour une bâtisse. Est-ce qu'ils vont la mettre à terre et la reconstruire au complet? », s'interroge Éric-Jan Zubrzycki.

Le représentant du Syndicat des employés de soutien de l'Université Laval s'explique mal les montants importants des travaux à effectuer, notamment au pavillon Paul-Comtois.

« On a des bâtisses qui ont 100 ans, 200 ans dans le Vieux-Québec; est-ce qu'on met 24 millions pour refaire une bâtisse? » M. Zubrzycki se demande si ces sommes sont exagérées ou mal dépensées.

Selon lui, l'entretien préventif aurait coûté beaucoup moins cher que des travaux de cet ordre. Il souligne que le nombre d'employés de soutien est passé de 300 à 150 au cours des 20 dernières années à l'Université Laval.

Nous avons tenté d'obtenir les détails des investissements prévus en immobilier jusqu'en 2016. L'Université Laval affirme toutefois que ces informations ne sont pas publiques.

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