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1130 places de stationnement retranchées pour le transport en commun

Le Bureau de projet du Réseau structurant de transport en commun confirme que l'aménagement du tramway et du trambus va entraîner l'élimination de centaines d'espaces de stationnement. L'étude du projet va déterminer si et combien de ses espaces seront réintroduits.

Un texte de Louise Boisvert

« On ne peut pas garantir aujourd’hui qu’Il y aura construction d’espace de stationnement », a indiqué Marc DesRivières, directeur du Service du transport et de la mobilité intelligente, lors de la deuxième séance du comité plénier sur projet de 3 milliards.

La Ville de Québec a besoin d’une distance d’un peu plus de 19 mètres pour implanter un service de tramway qui inclut une voie dédiée dans les deux directions. Elle annonce aujourd’hui que dans une demi-douzaine de secteurs, il faudra sacrifier les espaces de stationnements.

Pour l’heure, il n’est pas dit que ces espaces seront réaménagés ailleurs. La Ville fait le pari qu’ils ne sont pas tous nécessaires.

« C’est l’étude qui va le dire », a expliqué le directeur DesRivières. Les études à venir vont permettre d’évaluer l’occupation des espaces de stationnement. La Ville veut savoir qui les utilise et à quelle heure. 60 % de ces stationnements sont situés actuellement dans des voies réservées.

Dans le secteur visé du boulevard René-Lévesque, les voitures ne peuvent s’y stationner lors des périodes de pointe du matin et du soir. En dehors de ces périodes, les voitures s’y aventurent peu. Il s’agit d’un secteur résidentiel.

La Ville envisage la possibilité de revoir la réglementation du stationnement dans les rues du quartier adjacent pour mieux répondre aux besoins.

Voies perdues

Le Bureau de projet du réseau structurant de transport en commun a également réexpliqué que le projet limitait au maximum le retrait de voies automobiles, ce que l’on appelle une voie perdue. Une voie de circulation est considérée comme perdue lorsqu’elle est occupée par des automobiles aux périodes de pointe

Ainsi, les voies réservées qui sont normalement accessibles en dehors de la période de pointe ne le seront plus pour les automobilistes. La Ville ne les considère pas comme perdues dans son calcul puisqu’elle estime qu’il n’y aura pas d’impact sur la circulation.

« En pratique, ça ne change rien dans la performance du réseau. Elle va rester la même. Les vitesses de déplacements aussi », a indiqué Marc DesRivières.

Par ailleurs, les voitures et le tramway devront partager la même voie, boulevard René-Lévesque, entre les rues Painchaud et Myrand. Le secteur est trop étroit et l’achat de bande terrain est pratiquement impossible en raison de la présence d’un cimetière. Le tramway aura priorité.

La Ville fait valoir que ce type d’intersection existe déjà sur le réseau pour les autobus, notamment au coin du boulevard Charest et de la Couronne. Les autobus qui se retrouvent dans la voie réservée à droite ont un feu prioritaire pour tourner à gauche.

Dépassements de coûts

La Ville a précisé aujourd’hui que son montage financier prévoit des réserves pour faire face à certains dépassements de coûts. L’enveloppe représente 17% du coût total du projet, une somme d’environ 500 millions de dollars.

Le directeur général de la Ville, André Legault, explique que les principaux coûts du projet sont des travaux qui relèvent de l’ingénierie civile.

Cela veut dire par exemple, la réfection des rues, l’excavation ou le pavage. « Des choses que la ville connaît déjà très bien » a-t-il ajouté pour bien établir que la ville est en parfait contrôle de la situation.

La Ville soutient également que l’étude faisabilité du projet de SRB-Tramway dévoilé en 2015 avait révélé certains risques liés au projet et que depuis, elle travaille très fort à développer l’expertise manquante.

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